Washington ordonne le départ d’Irak de certains employés d’ambassade, un article de Le Monde.fr – Actualités et Infos en France et dans le monde

Des responsables iraniens ont menacé de s’en prendre aux intérêts américains au Proche-Orient en réponse à la pression exercée par les Etats-Unis sur Téhéran.

Le Monde avec AFP, AP et Reuters Publié aujourd’hui à 12h00

Temps de Lecture 2 min.

Selon les services de renseignement américains, des milices chiites pro-iraniennes ont déployé des lance-roquettes aux abords de bases américaines en Irak.
Selon les services de renseignement américains, des milices chiites pro-iraniennes ont déployé des lance-roquettes aux abords de bases américaines en Irak. ANDREW CABALLERO-REYNOLDS / REUTERS

Dans un contexte de tensions croissantes avec l’Iran, le département d’Etat américain a ordonné, mercredi 15 mai, à son personnel diplomatique non essentiel de quitter l’ambassade de Bagdad et le consulat d’Erbil.

Cette décision a été prise après une visite surprise du secrétaire d’Etat Mike Pompeo à Bagdad il y a une semaine, elle-même motivée par des informations des services de renseignement américains selon lesquelles des milices chiites pro-iraniennes ont déployé des lance-roquettes aux abords de bases américaines en Irak, a-t-on appris de sources sécuritaires irakiennes.

« Le message des Américains était clair. Ils voulaient des garanties que l’Irak empêcherait ces groupes de menacer les intérêts américains », a dit un haut responsable de l’armée irakienne au fait des détails du voyage de Mike Pompeo. « Ils nous ont dit que si les forces américaines sont attaquées sur le sol irakien, ils se défendront sans se coordonner avec Bagdad. »

Des responsables iraniens, notamment des gardiens de la révolution, ont menacé ces derniers mois de s’en prendre aux intérêts américains au Proche-Orient en réponse à la pression croissante exercée par les Etats-Unis sur Téhéran depuis la décision de Donald Trump de se retirer de l’accord sur le nucléaire.

Pression de Washington

L’administration de Donald Trump, qui a fait de la République islamique d’Iran son ennemi numéro un au Moyen-Orient, a annoncé ces derniers jours l’envoi d’un porte-avions et de plusieurs bombardiers B-52 dans la région.

Les Etats-Unis et leurs alliés soupçonnent l’Iran d’être derrière les actes de « sabotage » qui ont visé au cours du week-end quatre navires au large des Emirats arabes unis mais aussi de l’attaque de drone menée mardi par le mouvement chiite yéménite houthiste contre des installations pétrolières en Arabie saoudite.

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A la suite de ces deux incidents, le commandement central de l’armée américaine a annoncé mardi soir que ses quelque 5 200 soldats déployés en Irak avaient été placés en état d’alerte avancée en raison de « possibles menaces imminentes ».

Le Guide suprême de la révolution iranienne, l’ayatollah Ali Khamenei, a assuré mardi que Téhéran ne recherchait pas la guerre avec les Etats-Unis, malgré la montée des tensions entre les deux pays au sujet des capacités nucléaires de l’Iran et de son programme de missiles. L’ayatollah a réaffirmé en outre que l’Iran ne négocierait pas avec les Etats-Unis un nouvel accord sur son programme nucléaire.

De son côté, l’Iran a officiellement rompu certains des engagements qu’il avait pris dans le cadre de l’accord de Vienne sur ses activités nucléaires, a déclaré mercredi un responsable de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique (OIEA) à l’agence de presse iranienne ISNA.

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A propos Frejus SASSE

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