un manga sur la transidentité, un article de Le Monde.fr – Actualités et Infos en France et dans le monde

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Ce récit tout en douceur évoque la transidentité de son personnage principal, et plus généralement les contraintes sociales qui pèsent sur la jeunesse.

C’est un manga à part, qui se distingue sans faire de bruit. En deux tomes – dont le second est sorti jeudi 14 mars –, Celle que je suis aborde l’histoire de Yûji Manase, un étudiant qui se découvre une attirance pour les hommes, en même temps qu’il s’interroge sur sa transidentité.

La découverte et le chemin parcouru se font sans violence. Comme les situations complexes auxquelles sont confrontés les différents personnages. Au fil des pages, le manga évoque le suicide, la maladie, la prostitution, l’infertilité, les mariages arrangés… Autant de thématiques lourdes, que le scénariste, Bingo Morihashi (connu pour son travail sur les jeux vidéo Devil May Cry), a choisi de ne pas dramatiser.

Celle que je suis n’est pas un récit sombre, torturé. Avec un brin de mélancolie, il observe sobrement la vie de jeunes gens grandissant comme ils peuvent, malgré les contraintes sociales, familiales ou financières qui les étouffent. Le tout servi par une narration tout en douceur, pour des sujets qui ne le sont pas.

La bande dessinée a les allures d’un shojo – ces mangas à destination des adolescentes, avec ses traits délicats –, mais évite les poncifs du genre, tout comme ceux du « boy’s love » – qui met en scène des histoires d’amour entre hommes. La romance n’est, par exemple, pas au cœur du récit : même si le sentiment et les intrigues amoureuses sont omniprésents, ils ne forment pas l’enjeu principal de l’histoire.

Comme les situations, les personnages échappent aux clichés. La fille populaire, que l’héroïne, comme la lectrice, est supposée haïr, combat ses propres démons. Tout comme le beau garçon distant et convoité de tous, moins caricatural qu’il n’en a l’air.

Il en résulte un joli manga, différent sans être pour autant la lecture de l’année – ce qu’il ne cherche nullement à être. Beau et simple, sans prétention.

Celle que je suis, de Bingo Morihashi (scénario) et Suwaru Koko (dessin), série complète en 2 tomes, tome 2 en librairies depuis le 14 mars, éditions Akata, 200 pages, 8,05 euros.

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