Sôlidié, des jeunes filles scolarisées formées au micro entrepreneuriat pour plus de chances dans l’accomplissement de leurs études

La descolarisation des filles est à la base du peu de femmes compétentes pouvant être positionnées aux postes de gouvernance dans notre pays. Pour y remédier, Ariane Adjolohoun a choisis d’agir sur les trois facteurs qui selon elle conduisent à la moindre présence des filles dans les destinations finales que sont les universités.

Selon la consultante réputée en marketing social et communication pour le développement, ces trois causes ont nom: faible intérêt pour les études, pauvreté des parents et sexualité irresponsable. Durant les vacances de juillet à septembre 2018, elle a identifié dans des lycées et collèges d’Abomey, des jeunes filles vulnérables qui ont été ensuite formées en éveil au leadership, en comptabilité et commerce basique et en fabrication de produits divers demandés par la population.

Ce vendredi 02 novembre, les 20 jeunes filles recevaient des kits commerciaux composés de matériels et de matières premières pour commencer effectivement la production et la vente. Les parents des bénéficiaires étaient présents et ont bénéficié de la sensibilisation conduite de main de maître par l’ancienne journaliste retournée à son amour du social. Durant cette sensibilisation renforcée par l’intervention de Éric Assan, dépêché par la présidente du Consortium Rifonga -Wanep, les parents ont compris l’importance de la participation des femmes aux instances de prise de décision. Ce sont des pères et mères touchés par la question qui se sont engagés à aider leurs filles à réaliser l’objectif de leur participation à leurs frais scolaires au travers de leur micro entreprise en les aidant dans l’écoulement et la production.


Le programme Sôlidié est innovant en ce sens qu’il formalise des activités qui existaient déjà sans connaissances en gestion: de nombreuses aînées ont vendu du toffee, des nougats, des arachides à l’école ou au marché pour se payer des cahiers, a témoigné le conseiller communal Degbo Désiré, venu suivre la séance en compagnie de ses pairs. J’ai moi même travaillé pour participer au financement de mes etudes. “Je suis sereine d’avoir offert à mes filles et jeunes soeurs, un moyen de participer à leurs frais scolaires sans se rabaisser à des relations sexuelles transactionnelles, sources de nombreux maux comme les grossesses en milieu scolaire, les infections aux maladies sexuellement transmissibles, les avortements clandestins, etc”


“N’attendons pas qu’elles tombent pour les relever. Dès maintenant, faisons d’elles des femmes fortes pour demain” a conclu Ariane Adjolohoun, avec à ses côtés Larissa Bato, elle aussi participante au programme suisse de Renforcement de Capacités d’Actions des Femmes.
D’un coût total de 1.200.000 francs, le programme Sôlidié, a reçu le soutien de Care Bénin-Togo, de la coopération Suisse au Bénin, et du consortium Rifonga-Wanep à hauteur de 250.000f
Je ne peux que remercier tata Ariane Adjolohoun du fond de mon cœur ; elle est une deuxième mère pour nous. Nous n’allons pas la décevoir” a déclaré Fredamine Gahou, bénéficiaire du programme Sôlidié, en recevant comme ses paires son attestation de jeune fille leader et son document de guide de causerie comportant son projet de vie.
La porteuse du programme s’apprête à entamer une campagne pour susciter l’implantation de Sôlidié dans d’autres communautés, en mettant à la disposition des organisations locales, son concept et ses documents techniques de travail. Sôlidié signifie en langue fongbé, la Voie de l’Avenir.

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About Ulvaeus BALOGOUN

Directeur de Publication / Journaliste Multi-média

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