Rupture abusive de contrat à la SOGEMA : Armand GANSE dans le faux

Le Directeur général de la Société de gestion des marchés autonomes (Sogéma) est depuis peu au cœur d’une affaire de rupture abusive de contrat. Armand Gansè est en effet accusé par Rock Ahouanvoèkè, Directeur général de l’établissement Bac 3000 d’avoir résilié de manière abusive le contrat qui lie leurs deux structures.

Selon les révélations du plaignant, tout a commencé par une séance de travail entre le Dg Gansè et les partenaires traditionnels de la Sogéma au lendemain de sa prise de service. Sous prétexte qu’il voulait voir clair dans la gestion des contrats, Armand Gansè a rompu les contrats même ceux dont les termes ne sont pas échus et dont les clauses de résiliations sont pourtant claires.

C’est dans cette foulée que la société Bac 3000 qui détenait un contrat couvrant trois sites dont deux blocs sanitaires et un parc de garde-vélo a reçu, par exploit d’huissier, une mise demeure de trois mois pour résiliation. Entre autres raisons officielles avancées pour justifier cette mise en demeure, des arriérés de novembre 2016 à septembre 2017 s’élevant à la somme de 11 690 000 Fcfa.

Des éléments qui compromettent le Dg Sogéma Armand Gansè

Quelques semaines après cette rupture pour le moins abusive, le Dg Sogéma a décidé de renouveler le contrat de Bac 3000 alors même que les arriérés évoqués n’avaient pas encore été payés. Mieux, en lieu et place d’un contrat, les établissements Bac 3000 ont bénéficié de trois contrats couvrant les trois sites à savoir les deux blocs sanitaires et le parc de garde-vélo avec la promesse d’un quatrième contrat qui a suivi quelques mois plus tard.

Mais piqué par on ne sait quelle mouche, le même Dg Sogéma décide quelques mois plus tard de résilier deux des quatre contrats, une fois encore, au mépris des clauses contractuelles. Curieusement, malgré que la société Bac 3000 ait fait diligence pour solder ses dettes vis-à-vis de la Sogema, le Dg Armand Gansè n’a pas cru devoir rétablir les deux contrats résiliés. Au contraire, les services financiers de la Sogéma avancent de nouveaux chiffres astronomiques dont ils sont les seuls à connaître les tenants et les aboutissants.

En effet, selon des chiffres publiés par certains médias, l’établissement Bac 3000 serait débiteur de plus de 48 millions. Une information en porte à faux avec la lettre de mise en demeure de la Sogéma qui précise très bien que le total des impayés de Bac 3000 s’élève à 11 690 000 au 30 septembre 2017. D’où sortent alors les 48 millions qui circulent ? Question sans réponse pour l’heure, puisque toutes les tentatives pour joindre le DG sont restées sans suite.

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