Réduction de la violence en Afrique : African School of Economics et le CRDI posent le diagnostic

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Face à l’accroissement de la violence, notamment au sein de la couche juvénile, l’African School of Economics(ASE) et le Centre de Recherche pour le Développement International (CRDI), à travers la mise en œuvre du Projet ‘’Réduction de la violence à travers la création des opportunités économiques plus inclusive pour les jeunes’’ réfléchissent au détour d’un atelier qui se tient sur le campus de l’ASE à Abomey-Calavi, sur les causes de cette progression et les moyens de la réduire.

Durant trois jours donc, les étudiants de l’African School of Economics (ASE) sont formés aux concepts et théories d’analyses des résultats issus de l’enquête réalisée dans le cadre du Projet ‘’Réduction de la violence à travers la création des opportunités économiques plus inclusive pour les jeunes’’. Selon Dr Songbian ZIME, Coordonnateur du projet, il s’agit de « trouver les moyens et les stratégies pour réduire la violence au niveau de la couche juvénile qui est aujourd’hui le goulot du développement de l’Afrique ».

Et pour atteindre cet objectif, Dr Songbian ZIME relève les différentes étapes franchies dont l’évaluation d’un programme d’insertion des jeunes, mise en œuvre par le gouvernement, les causes qui conduisent les jeunes à être violent et la dissémination de l’enquête à travers la valorisation des résultats sur fond de recommandations concrètes à l’endroit de l’Etat, afin d’évaluer les types d’activités à créer pour pouvoir réduire la violence. 

Financé par le programme Canadien de Développement International, le Projet ‘’Réduction de la violence à travers la création des opportunités économiques plus inclusive pour les jeunes’’ dont le Bénin est bénéficiaire pour le compte de l’Afrique de l’Ouest en cohorte avec le Burkina-Faso, la Côte d’Ivoire, le Kenya, l’Afrique du sud entend donc à éradiquer la violence en agissant sur les causes de ce phénomène. 


Pour Fidèle Boza, représentant la Côte-d’Ivoire, ce projet est d’une pertinence capitale au regard des évènements malheureux qui ont frappé la Côte d’Ivoire en 2011, lors de la crise post-électorale et qui a entrainé de nombreux jeunes dans la violence. Il s’agit donc, à travers la dissémination des résultats du projet ‘’Réduction de la violence à travers la création des opportunités économiques plus inclusive pour les jeunes’’ d’en apprendre davantage sur les stratégies à implémenter pour sortir les jeunes ivoiriens du cercle vicieux de la violence. 

Empêtré également dans des problèmes de violence des jeunes avec l’insurrection populaire liée à la chute du pouvoir de l’ancien Président Blaise Compaoré, ainsi qu’à la menace permanente des djihadistes, le Burkina-Faso, représenté par Damien Lankoande, Secrétaire Exécutif du GRAAD Burkina-Faso, n’a pas manqué le rendez-vous. Pour lui, l’intérêt pour le Burkina est de tester l’hypothèse selon laquelle les jeunes qui ont des opportunités économiques et qui sont bien employés sont plus aptes à être résilient à l’extrémisme violent. 

Il est donc question durant ces trois jours de travaux de relever le lien entre l’employabilité des jeunes et leur résilience ou non à la violence. Cela en collaboration avec la Police Républicaine, l’Insae et les partenaires du projet qui est prévu pour durer 3 ans.

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