Patrick Balkany fixé sur sa deuxième demande de mise en liberté, un article de Le Monde.fr – Actualités et Infos en France et dans le monde

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Si la cour d’appel de Paris fait droit à sa demande, cela ne signifiera pas pour autant que le maire de Levallois-Perret pourra immédiatement sortir de la maison d’arrêt de la Santé.

Le Monde avec AFP Publié aujourd’hui à 06h55, mis à jour à 07h41

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Patrick Balkany, en mai 2019.
Patrick Balkany, en mai 2019. STRINGER / AFP

Incarcéré depuis deux mois exactement, le maire Les Républicains (LR) de Levallois-Perret, Patrick Balkany, saura, mercredi 13 novembre dans la matinée, si sa deuxième demande de mise en liberté est acceptée, après sa condamnation dans le volet blanchiment de son procès.

Si la cour d’appel de Paris fait droit à sa demande, cela ne signifiera pas pour autant qu’il pourra immédiatement sortir de la maison d’arrêt parisienne de la Santé. Il avait lui-même anticipé la difficulté, affirmant à l’audience du 5 novembre qu’il craignait d’être « obligé de rester au trou » jusqu’à son procès en appel, ne parvenant pas à réunir la caution de 500 000 euros exigée comme préalable à sa libération sous contrôle judiciaire dans le cadre de sa première demande, dans le volet fraude fiscale de son dossier.

Interrogée sur les chances de voir son époux sortir rapidement de prison, Isabelle Balkany a déclaré : « Ça paraît difficile, c’est une somme colossale, et ce d’autant plus qu’ils ont six fois plus sous séquestre [les comptes des édiles ont été saisis]. » Un appel aux dons d’habitants de Levallois (Hauts-de-Seine) pour aider à payer la caution du maire aurait réuni environ 10 % du prix, mais aucune banque n’accepterait d’héberger le compte de l’association de soutien, selon Franceinfo.

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« J’ai arrêté de spéculer sur ce que peuvent ou non faire les juges tant on est dans une justice d’exception », a ajouté la première adjointe au maire de Levallois, elle-même condamnée à de lourdes peines de prison et d’inéligibilité dans ces affaires. A l’audience, Patrick Balkany, 71 ans, était apparu amaigri, l’air fatigué, pour affirmer depuis le box des prévenus qu’il se tenait « bien entendu à la disposition de la justice pour le procès en appel », n’avait « plus un rond » et « aucune intention de fuir ».

Condamné deux fois

Il a été condamné deux fois : à quatre ans de prison pour fraude fiscale avec incarcération immédiate le 13 septembre, puis à cinq ans de prison pour blanchiment aggravé avec un nouveau mandat de dépôt le 18 octobre. Pour chacune de ses condamnations, Patrick Balkany a déposé une demande de libération. La cour d’appel de Paris a fait droit à la fin d’octobre à la première des deux demandes, tout en l’assortissant de lourdes conditions.

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Outre le paiement d’une caution importante, la cour a ordonné son placement sous contrôle judiciaire, avec plusieurs obligations : ne pas sortir du territoire, ne pas se rendre à Paris et plusieurs départements alentour – dont son département des Hauts-de-Seine –, mais aussi fixer sa résidence à Giverny (Eure), pointer une fois par semaine à la gendarmerie, remettre son passeport – passeport depuis retrouvé périmé dans le dossier.

A l’audience du début de novembre, l’accusation s’est une nouvelle fois opposée à la remise en liberté de l’élu, arguant d’un « risque de fuite possible, probable, prévisible » et jugeant « important de garantir sa représentation au procès en appel », dont la date n’est pas encore connue pour le volet blanchiment – l’appel du volet fraude fiscale est lui fixé au 11 décembre.

L’avocat de Patrick Balkany s’est à nouveau emporté contre le traitement « absolument exceptionnel » réservé à son client. « Il n’a aucune raison de fuir. Qu’est-ce qu’il va faire ? Partir en cavale tout seul à 71 ans, pendant que Mme Balkany reste tranquillement à la maison ? », avait grondé Me Eric Dupond-Moretti, plaidant pour une « justice apaisée » en appel, avec « des peines normales ».

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A propos Frejus SASSE

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