Mobilisation des ressources locales propres : L’ANCB préoccupée


La Commission Economie et Finances Locales (CEFL) de l’Association Nationale des Communes du Bénin (ANCB) a tenu les 24 et 25 octobre 2019, sa troisième session ordinaire au titre de l’année 2019 à Bohicon.

Cofinancée par l’Union Européenne et l’Association Internationale des Maires Francophones (AIMF) à travers le Projet d’Appui aux Associations Nationale et Locales de Collectivités Locales du Bénin (PAACOL-Bénin), cette session qui a connu la présence effective du président de l’ANCB, Luc ATROKPO, des maires de Parakou Charles TOKO, de Bantè Dr Innocent AKOBI, de Zagnanado Symphorien MISSEGBETCHE, a permis aux participants, de passer en revue les difficultés qu’éprouvent les communes dans la mobilisation des ressources locales propres et de réfléchir sur des mécanismes innovants pour les résorber.

Dans un contexte où les communes doivent faire face à des défis de plus en plus importants liés notamment à l’éducation, l’accès à l’eau potable, l’assainissement, la mobilité urbaine, les changements climatiques avec leurs effets néfastes sur l’environnement et autres, la question de la mobilisation des ressources propres locales devient cruciale pour financer les besoins. C’est donc autour de cette question que les participants composés de maires, d’élus et cadres communaux, de techniciens de l’administration centrale et de l’ANCB ainsi que de personnes ressources ont réfléchi durant les deux jours qu’ont duré la session. A travers des échanges bien nourris et des exposés divers, des propositions et recommandations ont été faites à l’endroit de la faitière des communes à qui incombe désormais la mission de les faire aboutir.

Dans son allocution d’ouverture de la session, le maire de Parakou, président de la commission a rappelé aux participants les raisons qui justifient le choix de la mobilisation des ressources propres locales comme sujet central de la session. A en croire Charles TOKO, la capacité d’autofinancement des collectivités locales est aujourd’hui mise à rude épreuve. «En effet, l’un des critères de cofinancement de l’Union Européenne est l’amélioration de la mobilisation des ressources locales propres qui s’est manifestée par l’introduction de l’indicateur 9 du Programme d’Appui au Développement Territorial PADT.
Ensuite, l’un des critères de performance de la CONAFIL est l’amélioration de la mobilisation des ressources locales propres, ce qui donne droit à des points augmentant la dotation du Fonds d’Appui au Développement Communal (FADeC)», a-t-il déclaré. Autant de raisons qui justifient dira le premier responsable de la Cité des Kobourou, la nécessité d’explorer les leviers sur lesquels doivent agir les communes pour l’amélioration qualitative et quantitative des ressources locales propres.

Pour sa part, le président de l’ANCB Luc Sètondji ATROKPO a remercié l’Union Européenne et l’AIMF pour leur soutien constant.

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