Lancement du Schéma d’Aménagement Transfrontalier Intégré du Corridor Abidjan-Lagos : Luc ATROKPO présente les attentes de l’ANCB

Le processus d’élaboration du Schéma d’Aménagement Transfrontalier Intégré (SATI) du Corridor Abidjan-Lagos a été lancé ce mardi 24 avril 2018 à Cotonou au Bénin.

Il vise à faire de l’intégration transfrontalière un levier de paix et de développement durable selon Paul Coffi Coffi, Commissaire chargé de l’Aménagement du Territoire Communautaire et des Transports à L’Union Economique et Monétaire ouest-africain (UEMOA).

Dans son message à la cérémonie d’ouverture de la rencontre de deux jours qui a réuni des ministres, des Elus locaux, des cadres de la Commission de l’UEMOA, des Experts, des partenaires techniques et financiers ainsi que des personnalités du monde municipal Ouest africain, le président de l’Association Nationale des Communes du Bénin (ANCB), Luc Sètondji ATROKPO a présenté les attentes des collectivités territoriales béninoises pour la mise en œuvre de cet outil. « Ce schéma, nous l’espérons, sera porteur de grands projets intégrateurs pour nos collectivités territoriales concernées », a-t-il souhaité.

Selon lui, le lancement du SATI donne l’occasion aux acteurs impliqués dans le processus, de travailler sur des projets structurants au profit des collectivités territoriales qui longent le Golfe de Guinée et qui partagent par ailleurs, la même histoire et les mêmes traditions. « En effet, entre la Côte d’Ivoire et le Ghana, le Ghana et le Togo, le Togo et le Bénin et entre le Bénin et le Nigeria, nos populations sont très intégrées et sont d’ailleurs en avance sur nos institutions en ce qui concerne l’intégration », a-t-il dit. Toutes choses qui garantissent d’ores et déjà, assure Luc ATROKPO, l’adhésion des populations aux projets qui seront réalisés grâce au SATI. C’est pourquoi, il plaide pour que les collectivités territoriales soient réellement impliquées dans le processus car, « c’est à nous de loger nos populations, de leur mettre à disposition les services essentiels, de mettre en place les infrastructures sociocommunautaires nécessaires à leur épanouissement et de veiller à ce que le cadre de vie soit agréable ».

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Au nom du Ministre du Cadre de Vie et du Développement Durable, Mme Jeanne AKATCHA AKOHA, Directrice de Cabinet du Ministère, a rappelé l’importance stratégique du Corridor Abidjan-Lagos dans l’espace communautaire ouest-africain. « En effet, cet axe long d’environ 1000 Km est le plus important corridor en Afrique de l’Ouest avec une forte concentration des activités économiques de la sous-région. Il concerne cinq pays, cinq capitales économiques, cinq villes portuaires très dynamiques au services des pays de l’Hinterland, huit frontières communes et une population résidente de plus de 35 millions d’habitants », a-t-elle informé. Elle s’est donc réjouie de l’initiative du Conseil des Collectivités Territoriales (CCT) de l’UEMOA en précisant que , « l’aménagement du territoire s’impose aujourd’hui comme l’atout majeur pour construire des espaces nationaux et communautaires, équilibrés, parfaitement intégrés et articulés les uns aux autres ». Mme AKOHA a ensuite rassuré les participants que le gouvernement béninois ne ménagera aucun effort pour la concrétisation du rêve d’un corridor Abidjan-Lagos bien aménagé et vecteur d’échanges et de production de richesses dans l’espace communautaire. Ceci, d’autant que ce rêve cadre parfaitement avec les nombreux projets engagés par le Gouvernement dans son Programme d’Actions (PAG 2016-2021) notamment à travers les travaux de protection de la côte qui visent à sécuriser l’axe routier face à la menace de l’avancée de la mer, le projet asphaltage des voiries urbaines qui vise à faciliter le trafic intérieur dans les villes traversées et à désengorger le corridor pour le consacrer essentiellement aux flux interurbains et inter-Etats et le projet de construction et de réhabilitation de marchés le long de l’axe (Sèmè, Cotonou, Abomey-Calavi) en vue de faciliter les échanges de biens et de marchandises.
Rappelons que le président de l’ANCB n’a pas manqué de remercier les partenaires techniques et financiers notamment la Coopération Suisse qui a accompagné le Conseil des Collectivités Territoriales (CCT-UEMOA) dans la réalisation de ses ambitions.

A propos Franck DANNOUME

Journaliste Multimédia

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