La politique incendiaire de Bolsonaro en Amazonie, un article de Le Monde.fr – Actualités et Infos en France et dans le monde

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La multiplication des feux amazoniens est la face visible de la politique du président brésilien, analyse le journaliste du « Monde » Nicolas Bourcier.

Par Publié aujourd’hui à 07h00, mis à jour à 07h27

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Analyse. Pour une fois, nous avons regardé la maison brûler. Dix-sept ans, presque jour pour jour, après la harangue de Jacques Chirac au IVe Sommet de la Terre à Johannesburg, en Afrique du Sud, où le président français avait appelé à ne pas regarder « ailleurs », le monde s’est soudainement pris de convulsions pour l’Amazonie. Les feux de forêt ont fait la « une » des journaux quasi quotidiennement depuis la mi-août. Les plus hauts responsables politiques de la planète se sont exprimés sur le sujet. Des aides ont été proposées. De l’argent aussi.

Qu’on en juge. Pour la seule journée du 2 septembre, 1 284 départs de feux ont été enregistrés rien qu’en Amazonie brésilienne. Ils s’élèvent à plus de 45 000 depuis le début de l’année. D’après les chiffres publiés la semaine dernière, le taux de déforestation au Brésil a augmenté en août de 222 % par rapport à la même période de 2018. Soit un stade de football de forêt rasé par minute. Près de 400 000 arbres par jour. Certes, ces chiffres vertigineux restent en deçà des pics de déboisement enregistrés au début des années 1990 et 2000, mais l’accélération de ces dernières semaines est plus que préoccupante. Peut-être parce que la planète n’a jamais eu autant besoin qu’aujourd’hui de ce poumon vert et de sa biodiversité.

Un homme a pourtant regardé ailleurs, Jair Bolsonaro, le président brésilien, élu haut la main en octobre 2018 et suivi dans un bel élan d’unanimité par l’ensemble de son gouvernement. Plusieurs fois, l’homme fort de Brasilia a affirmé que les statistiques étaient biaisées. Longtemps, cet adepte de la théorie du complot a soutenu que les incendies avaient été provoqués par les ONG, qu’il a accusées d’avoir elles-mêmes mis le feu à la forêt pour se venger d’avoir perdu leurs subventions publiques. Ce n’est que récemment qu’il a accepté une aide internationale, choisie et au compte-gouttes.

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Changement de paradigme

Pour nous ôter le moindre doute sur le sujet, le ministre des affaires étrangères, Ernesto Araujo, vient d’affirmer que les images satellites ne faisaient pas la différence entre « un feu de campement » et un incendie, frappant encore un peu plus de stupeur et d’indignation la communauté scientifique. Le ministre de l’environnement, Ricardo Salles, ancien avocat des milieux d’affaires, a prévu, lui, de s’entretenir avec des responsables d’un think tank nord-américain climatosceptique, le Competitive Enterprise Institute, peu avant le sommet de l’ONU du 27 septembre où la question des feux amazoniens devrait occuper une place importante.

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A propos Frejus SASSE

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