« Jesus is king », mais Kanye West ennuie, un article de Le Monde.fr – Actualités et Infos en France et dans le monde

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Le rappeur, qui a embrassé le christianisme récemment, a fait attendre ses fans pour la sortie de son neuvième album, plus soporifique que réussi, plus gospel que rap.

Par Publié aujourd’hui à 05h10, mis à jour à 07h07

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Kanye West lors de son arrivée au gala du Metropolitan Museum of Art à New York, le 6 mai.
Kanye West lors de son arrivée au gala du Metropolitan Museum of Art à New York, le 6 mai. GILBERT CARRASQUILLO / GC IMAGES

Kanye West sait se faire désirer. Ce vendredi 25 octobre, il a mis les nerfs de ses fans à rude épreuve. Son neuvième album studio, au titre sans équivoque sur son contenu, Jesus is King, devait sortir fin septembre puis a finalement été décalé jusqu’à hier. Le jour dit, le rappeur a encore trouvé le moyen de faire durer le suspense, en reportant jusqu’à 18 heures (heure française) sa diffusion sur les plates-formes d’écoute en ligne.

Il expliquait plus tôt dans un tweet posté à 7 heures du matin aux Etats-Unis : « Nous sommes en train d’arranger plus précisément les mixes de Everything we need, de Follow God et Water. Nous n’irons pas dormir tant que cet album n’est pas sorti. » Il n’avait pas le choix : le même jour les cinémas IMAX devaient projeter dans le monde (sauf en France) un documentaire sur le disque.

Kanye West tiendra finalement sa promesse, et cela ne sera pas la seule. Dans un entretien diffusé la veille dans l’émission de Zane Lowe, Beats 1 Show sur Apple Music, il promettait un album mêlant gospel et rap, au message évangélique et sans injures. C’est bien le cas. Mais quel ennui ! Entendre Kanye West chanter dans Use this Gospel (« In the Father, we put our faith/King of the kingdom/Our Demons are tremblin », « Dans le Père, nous plaçons notre foi/Roi du royaume/Les démons tremblent ») laisse pantois.

Gospel, rap, message évangélique sans injures

Le gospel rap n’est pas nouveau. Dans les années 1990, quelques groupes s’y sont essayés comme les Disciples of Christ (D.O.C) ou les Gospel Gangstaz sans jamais vraiment convaincre le public rap. Bon nombre de rappeurs américains ont évoqué Dieu dans leurs morceaux, à commencer par Tupac et son Only God Can Judge Me en 1996 et Kanye West lui-même avec Jesus Walks en 2004. Beaucoup d’artistes urbains se disent volontiers croyants, chrétiens ou musulmans, et certains ont même tenté de soigner leurs addictions à la drogue en se tournant vers la religion. C’est le cas de DMX ou de MC Hammer mais aussi de Kanye West, qui prétend avoir guéri sa conduite addictive au sexe et à la pornographie en embrassant le christianisme. De là à enregistrer un album entier, peu avaient franchi le pas. Le producteur et rappeur de Chicago, qui n’est plus à une audace près, n’a pas hésité.

Il débute son disque de onze titres, au format très court de vingt-sept minutes, par un chœur gospel dont il semble avoir accéléré le tempo. Every Hour invite le Sunday Service Choir avec lequel le rappeur donne depuis janvier des offices tous les dimanches dans la banlieue chic de Calabasas à Los Angeles, où il vit avec sa femme Kim Kardashian, mais aussi ponctuellement dans différentes villes américaines ou au festival de Coachella.

Il retrouve la scansion si particulière de son deuxième album Late registration sur Follow God. Il y converse avec son père, Dieu, quitte à s’engueuler aussi avec lui. Closed on Sunday, construit autour d’un arpège de guitare, est une invitation au repos dominical en famille : « Retiens les selfies, range les Grammy, réunis ta famille, tenez-vous la main et priez », récite-t-il sur ce morceau soporifique.

On God est quant à lui un prêche presque rassurant où il revient sur plusieurs épisodes de sa vie : son accident de voiture en 2003 qui lui avait fracturé la mâchoire, ses rendez-vous ratés avec la cérémonie des Grammy Awards, son succès commercial notamment grâce à sa marque de chaussure Yeezy en partenariat avec Adidas (une paire vaut 350 dollars en moyenne, environ 315 euros), ses places de concert exorbitantes à 200 dollars, l’achat de son ranch dans le Wyoming qui remplace sa collection de voitures de luxe… On croyait notre mégalomane perdu sous des tonnes de puritanisme mais non, il bouge encore.

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Finalement, les morceaux les plus réussis de ce disque sont ceux où il invite ses collègues comme le rappeur Ty Dolla $ign et le chanteur Ant Clemons pour le titre Everything We Need. Ce dernier impose encore sa voix de falsetto sur le très apaisant Water, devenant ainsi la révélation de ce disque. En bon samaritain, Kanye West réunit pour Use This Gospel le groupe Clipse, dont les deux membres avaient pourtant promis de ne plus enregistrer de titre ensemble. Comme quoi Kanye West fait déjà des miracles.

Ce disque, en revanche, n’est donc pas son meilleur. Il pourra se rattraper sur son dixième album qu’il promet cette fois-ci pour Noël.

1 cd Def Jam



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