Gestion des violences électorales : Ce qui divise cotonou et Washington

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Le ton monte entre Cotonou et Washington depuis quelques jours au lendemain des inquiétudes exprimées par les Etats-Unis après l’arrestation des opposants supposés impliqués dans les actes de violences qui ont eu lieu, le dimanche 11 avril dernier, jour du scrutin présidentiel.

Les autorités béninoises ne voient pas d’un bon œil l’immixtion de Washington dans les affaires internes à Cotonou, en occurrence, le communiqué de Antony J. Blinken, publié le vendredi 23 avril sur le site du Département d’Etat, dans lequel il exprime l’inquiétude des USA sur les nombreuses arrestations qui s’opèrent au Bénin.

« Nous suivons de près les actions du gouvernement du Bénin. Si nous prenons au sérieux les allégations de terrorisme et d’incitation à la violence, le peuple béninois mérite d’être régulièrement informé de l’état d’avancement de ces affaires. Nos partenariats mondiaux en matière de sécurité dépendent du respect par les pays partenaires de leurs obligations et engagements en matière de droits de l’homme ainsi que de la garantie que les forces de sécurité et le système judiciaire ne sont pas utilisés à des fins politiques », avait écrit Antony J. Blinken, secrétaire d’État.

Des propos qui frisent l’immixtion de Washington dans les affaires internes du Bénin. Selon le magazine panafricain, Jeune Afrique, « après que l’ambassade des États-Unis a interpellé son pays sur les nombreuses arrestations de dirigeants politiques de l’opposition, depuis Cotonou, le ministre des Affaires étrangères, Aurelien AGBENONCI, a fait savoir son mécontentement à Patricia Mahoney, l’ambassadrice américaine.

Le porte-parole du gouvernement, Alain Orounla, s’est également prononcé sur ledit communiqué. Interrogé par la VOA, il a indiqué que l’exécutif ne pourrait empêcher personne d’émettre son avis sur le processus électoral, notamment les partenaires internationaux.

Mais cette appréciation des amis et partenaires du Bénin, ne doit pas empêcher le gouvernement de faire ce qu’il estime bien, nécessaire et utile pour le pays, pour son développement et pour l’épanouissement de ses populations à renchérit Alain Orounla.

1 COMMENTAIRE

  1. L’ambassadrice des États Unis se croit chez elle où la séparation des pouvoir est effective. C’est nous au Bénin, c’est tout à fait le contraire. Il y a confusion des pouvoirs et des attributs.
    Le porte parole du gouvernement a t il recueilli l’avis des béninois pour savoir que ce qui se passe fait la joie et contribue au développement et à l’épanouissement des béninois.

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