Initiative de Nikki : Les 5 vérités de Sylvain Akindes Adékpédjou

C’est par le biais d’un post sur son compte Facebook que Sylvain Akindes Adékpédjou s’est prononcé sur l’initiative de Nikki qui agite l’actualité sociopolitique ces derniers. Lisez son post

Au sujet de « L’Initiative de Nikki»
Le réveil de la Jeunesse ?

C’est avec plaisir et réconfort (bien que mesuré) que nous avons pris connaissance des positions exprimées par des jeunes rassemblés dans la ville historique de Nikki. Les opinions exprimées par Korogoné, comme par l’effet du hasard, correspondent aux nôtres sur la totalité des points évoqués sur les ondes de Sikka-Tv une chaine qui se révèle de plus en plus comme la mieux équilibrée et la plus professionnelle du Bénin actuel. Il est vrai que les animateurs, que nous félicitons toutefois, se croient obligés dans les circonstances actuelles de « jouer aux avocats du diable ». Précautions qu’ils jugent sans doute utile pour se protéger de la Haute Autorité chargée de l’Activité de Censure.

• Une première vérité dans les déclarations de Korogoné : aucune des réformes criées ne crée de la valeur pour les populations, elles leur créent plutôt des charges sous forme de taxes.

• La seconde, pour nous, est que le Bénin est un pays pluriethnique tel que l’a montré toute l’actualité nationale depuis le 1er août 1960. On croit pouvoir contourner cette réalité en avançant des considérations en réalité ancrées dans un complexe régional de supériorité. L’expression de cette idée est cependant un peu hésitante à notre avis.

• La troisième vérité dite par ce porte-parole est que la jeunesse de notre pays, contrairement aux générations antérieures, trouve son avenir bouché et sans grand espoir. Père et grand-père, nous le vivons dans notre chair. Cette jeunesse ne peut plus esquiver ses responsabilités sous le prétexte que les élites ont échoué. Comme si ceux qui le prétendent sortent des cuisses de Jupiter, du néant, sans éducateur. Une injure sans fard à leurs géniteurs au point de laisser à penser, s’ils le croient vraiment, qu’ils parlent chacun de ses propres géniteurs.

• La quatrième vérité est que le combat pour les droits commence toujours quelque part dans un pays et à cet effet, le cadre le plus adéquat est celui qui est naturellement le sien, celui dans lequel vos contacts avec les populations souffrent le moins de préjugés. Cette vérité est connue de tous, et les formations politiques parlent de fiefs lorsqu’il s’agit de la région où leur principal responsable a grandi ou dont il est originaire. C’est d’ailleurs ce qu’il faut déduire des lieux de création des nouveaux partis de jeunes pour soutenir l’action du gouvernement et espérer entrer en compétition avec les anciens et accrocher le regard bienveillant de qui nous savons tous. Notre devoir de sincérité ne nous permet pas de les accuser de régionalistes ; nous ne pouvons donc pas digérer qu’ils ignorent la poutre qu’ils ont dans leurs yeux pour s’intéresser à la poussière dans ceux des autres.

• La cinquième vérité est de voir dans la culture le soubassement de la construction d’un Etat unitaire solide. Deux éléments auraient pu être mis en lumière : l’enseignement de nos langues et des éléments constitutifs de la culture de chacun de nos peuples ; ensuite l’objectif premier du système éducatif qui devrait être celui de former un type de Béninois conforme à nos visions de l’avenir, qui allie science et conscience pour garder l’âme béninoise.

Nous ne pouvons pas ici développer davantage les éléments qui ont emporté notre adhésion et notre soutien à la prise de conscience d’une fraction de la jeunesse béninoise ; ce sont en effet les ruisseaux qui forment les rivières puis les fleuves, ceux qui emportent sur leur passage tous les obstacles que l’homme pose pour obstruer leur chemin.

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