Bénin : Vers la création d’un corps de gestionnaires d’hôpitaux

Ecoutez le post
Benjamin Hounkpatin, Ministre de la santé

Soucieux de la qualité des soins donnés dans les hôpitaux publics, le gouvernement a procédé en conseil des ministres de ce mercredi 7 octobre, à l’adoption des règles d’organisation et de fonctionnement des hôpitaux publics.

Selon le relevé du Conseil des Ministres, l’évaluation des mécanismes de gestion a montré que la gouvernance peu satisfaisante des établissements hospitaliers publics est l’une des causes des dysfonctionnements relevés. Pour y remédier, le Gouvernement a recouru, à titre expérimental, à des administrateurs en lieu et place des médecins, pour gérer ces établissements.

Mais, à en croire le compte rendu, au bout d’un an, les résultats escomptés ne sont pas obtenus, notamment en matière de leadership pour imprimer une organisation efficiente au niveau des hôpitaux et, plus particulièrement, en ce qui concerne les services techniques. Une insuffisance a des répercussions sur la qualité des soins offerts aux populations.

C’est pourquoi, en vue de mettre en place des solutions durables à la gouvernance et au management de la médecine hospitalière, le Gouvernement a fait l’option de professionnaliser la fonction de directeur d’hôpital. Pour ce faire, un programme spécial sera mis en place, dédié à :

  • la création d’un corps de gestionnaires d’hôpitaux ;
  • la sélection et la formation de médecins motivés et ayant une ambitieuse vision de développement de l’hôpital au Bénin ;
  • la modernisation des méthodes et techniques de travail visant à accroître la performance des hôpitaux.

Conséquemment, l’organigramme des hôpitaux sera revu pour avoir une équipe de gouvernance composée comme suit :

  • un médecin-directeur de l’hôpital doté des pleins pouvoirs ;
  • un directeur de l’administration et des finances ;
  • une personne responsable des marchés publics ;
  • un président de la commission médicale d’établissement ;
  • un directeur/chef de service des équipements et de la maintenance ;
  • un pharmacien responsable ; et
  • un président de la commission hygiène, sécurité et santé au travail.

Et pour s’assurer de l’efficacité de ces mesures, les performances de ces acteurs seront évaluées chaque année et, en cas d’insuffisance avérée, ils subiront les sanctions qui s’imposent explique le conseil des ministres. Ainsi, c’est une nouvelle dynamique qui est instaurée dans la gouvernance des hôpitaux publics. Une dynamique dont le ministre Benjamin Hounkpatin avait déjà annoncé les couleurs dans la session ASK GOUV sur les réformes dans le secteur de la santé.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici