Restitution des Biens Culturels pillés : Patrice Talon, pas satisfait

Dans le soucis de procéder à la restitution des Biens Culturels pillés durant la colonisation au Bénin et conservées au musée du Quai Branly‑Jacques Chirac, un projet de loi a été initié en France afin de que dans un délai maximum d’une année, que les biens soient remis par les autorités sanitaires, mais Patrice Talon ne semble pas satisfait de ce projet de loi.

Interrogé par le magazine panafricain « Jeune Afrique » sur le processus mis en oeuvre pour la restitution des Biens Culturels pillés durant la colonisation, le chef de l’Etat, Patrice Talon dit ne pas être satisfait.

« Je ne suis pas satisfait du projet actuellement en débat à Paris : Voter une loi spécifique pour restituer 26 oeuvres est un strict minimum. ce que nous souhaitons, c’est une loi générale qui autorise l’exécutif français à négocier avec le Bénin une restitution globale sur la base d’un inventaire précis est souhaitable. Ainsi les deux Etats pourront discuter dans un esprit gagnant-gagnant de ce qui va à l’un et à l’autre, des expositions communes, des originaux et des copies

Selon Patrice Talon, cette dynamique de coopération est préférable aux actions en justice.

Il faut dire que le projet de loi à Paris autorise, par une dérogation limitée au principe d’inaliénabilité qui protège les collections publiques françaises, la sortie des collections nationales et le transfert de propriété de plusieurs oeuvres. 26 œuvres, données à l’État par le général Dodds à la suite de prises de guerre et conservées au musée du Quai Branly‑Jacques Chirac, doivent être transférées à la République du Bénin. Ces oeuvres, qui constituent le « Trésor de Béhanzin« , pourront à terme être présentées au public béninois et au public international dans le cadre du projet de musée porté par le Bénin et auquel la France entend participer au travers du programme de travail franco‑béninois signé le 16 décembre 2019 à Cotonou.

Ces 26 biens culturels doivent être remises aux autorités béninoises d’ici un an maximum, suivant l’entrée en vigueur de la loi.

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