Patrice Talon à propos de Koutché à Bantè : « Personne n’est banni, ni rejeté »

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Patrice Talon a repris ce vendredi, son périple de reddition de compte et d’évaluation de l’action gouvernementale. Et c’est Bantè, la terre des pays de pactes qui l’a accueilli en premier.

Bantè, malgré des actions notables du gouvernement dans nombre de domaine, sollicite le regard bienveillant du Président de la République, Patrice Talon, tant cette commune manque encore de beaucoup de choses. Cela d’autant que pour ses habitants, Bantè est traitée de zone rouge et au maire de la commune de se rassurer : « Cette visite nous débarrasse du sentiment que notre commune est oubliée dans le processus de développement ».

Et une telle occasion est trop belle pour ne pas rappeler au Président Patrice Talon les attentes : Promotion des cadres ressortissants de Bantè, infrastructures sociocommunautaires, assainissement et pavage, infrastructures routières, un chirurgien pour le centre de santé communal qui dispose déjà d’un plateau technique acceptable, une fréquence pour la radio communautaire, des équipements et infrastructures pour rendre fonctionnel le Centre de formation professionnelle, l’eau potable dans les agglomérations et le renforcement de la sécurité à travers l’implantation de  commissariats d’arrondissement car Bantè n’en compte que 3 sur 9 actuellement. Mais en plus, Bantè a un problème particulier que le maire extériorise en ces termes :  » Retour au pays de tous les fils éloignés de leur pays notamment Komi Koutché. Ce qui va améliorer le climat de paix dans le pays. »

Le Président Patrice Talon se fait très ouvert et pédagogue sur cette dernière doléance. Il assure que le Bénin ne jettera aucun de ses fils mais veut que nous nous corrigions. Et il poursuit : 

« Ayons le courage de dénoncer ce qui n’est pas bien. Komi Koutché est un ami mais qui s’est retrouvé en exil parce qu’on lui a demandé de rendre compte de sa gestion au FNM… Pourquoi les douaniers sont radiés, des directeurs punis et que d’autres ne doivent pas être touchés ?… Ma volonté est qu’il revienne pour répondre de ce qu’on lui reproche. S’il est innocent, il sera blanchi ou condamné en cas de faute mais le pardon existe.  » Pour le Chef de l’Etat, nous n’avons pas le droit de dire que personne ne doit répondre de ce qu’il a fait.

Saisissant cette perche que lui offre la préoccupation du maire de Bantè, le Président Talon laisse un appel : « Ce que nous demandons est que ceux qui sont en exil rentrent. Nous devons apprendre à répondre de ce qu’on a fait et demander pardon… Si chacun peut répondre de ses actes devant la justice, les responsables actuels se garderont de tomber dans les mêmes travers. 

Personne n’est banni, ni rejeté. Chacun a sa place au Bénin dans la paix et la réconciliation si tant est qu’ils sont prêts à changer.  » La question paraît très importante aux yeux du Président de la République qui conscientise l’assistance sur son rôle : « Ma façon de contribuer à la renaissance est d’utiliser le pouvoir que la Constitution me donne pendant que je suis encore là de pardonner. » Avant de conclure sur le sujet : « Ces choses ne doivent pas nous empêcher de nous réconcilier. »

Outre ce problème, l’étape de Bantè a été l’occasion pour le Président Talon d’exposer son diagnostic du mal béninois : » La maladie du Bénin, c’est notre comportement par rapport au bien public. 

L’argent collecté et qui est la contribution de chacun de nous doit être utilisé avec honneur, serieux et responsabilité pour régler les problèmes collectifs. Et Nous pouvons y arriver. » Pour convaincre le public de la pertinence des réformes, le Chef de l’Etat interroge : « Qui laisserait mourir son enfant malade parce que ce dernier a peur de la piqûre qui doit lui sauver la vie et laisser le mal l’emporter parce qu’il ne veut pas voir son enfant souffrir davantage?  » et conclut que, qui le ferait ne serait pas un bon père. Pour que le Bénin ne retombe pas dans ses travers du passé, la thérapie proposée par le Président est simple. Notre responsabilité,  c’est à nous de ne plus faire pression sur nos frères qui sont en responsabilité. Il faut qu’au Bénin on cesse de faire couronner ce qui crée notre mal » , préconise-t-il.

A Bantè, une étape qui revêt un intérêt particulier pour lui, le Président de la République a également témoigné sa solidarité envers les populations. Ainsi, il annonce que d’ici 2022, le problème de l’eau sera définitivement réglé vu la mobilisation de ressources et la planification. De même, 

Bantè est concerné par la prochaine phase d’asphaltage. La commune bénéficiera d’un stade communal omnisports au cours de la troisième vague. Bantè n’est pas dans le 1er lot de réhabilitation et de construction des centres de santé mais elle sera prise en compte après. 

Des explications du Chef de l’Etat, on comprend que le gouvernement a planifié pour demain ou après demain ce qui manque dans cette commune aujourd’hui. « Tel que nous évoluons aujourd’hui, convenons qu’il n’y aura plus de zone rouge. Ce qui n’est pas fait sera fait. » soutient le Président Talon.

Pour conclure, le maire de Bantè a réitéré au Chef de l’Etat que sa commune ne saurait rester en marge de la dynamique de progrès en cours au Bénin et qu’un pacte est en train de naître entre Bantè et le Président Patrice Talon.

SOURCE : PRESIDENCE

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