Paix et stabilité sociale en période électorale : Le rôle des médias décryptés

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Panel de discussion initiée par Groupe Siyabonga Gold et la Fondation Konrad Adenauer Stiftung autour du thème « Partis politiques et médias : comment réussir le pari de la paix et de la stabilité sociale pendant les élections »

Face à la guerre de clochers et aux attaques entre chapelles politiques en prélude à la présidentielle du 11 avril, le Groupe Siyabonga Gold et la Fondation Konrad Adenauer Stiftung ont initié jeudi 18 mars dernier, un panel de discussions autour du thème « Partis politiques et médias : comment réussir le pari de la paix et de la stabilité sociale pendant les élections ».

Si le droit du public à une information de qualité, complète, libre, indépendante et pluraliste figure en bonne place dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, il apparait que c’est le rôle des médias qui est ainsi mis en avant ; encore plus durant les processus électoraux où ils assurent, non seulement la circulation de l’information ainsi que des opinions et leur confrontation, mais veillent aussi à faire la promotion de la paix et de la stabilité sociale.

Un double enjeu face auxquels les professionnels des médias sont confrontés dans l’exercice de leur métier. Selon Joël Atayi Guèdègbé, membre de la société civile et Expert en bonne gouvernance, les médias ne doivent pas être des faire-valoir pour les hommes politiques dans leurs odieuses propagandes. La connivence qu’entretiennent ces deux acteurs appelle le professionnel des médias à faire preuve de « responsabilité et de conscience » face à ce que les hommes politiques peuvent avoir à dire.  

A l’en croire, la preuve en a été donnée lors de l’élection présidentielle américaine où, certains médias ont arrêté de relayer les propos du président sortant, Donald Trump, en raison des contrevérités distillées et de sa capacité à créer des tensions sociales. C’est pourquoi, il a relevé la nécessité pour les médias de faire preuve de rigueur, de discernement et de crédibilité afin de « ne pas se laisser manipuler » et de rester des vecteurs de paix et de stabilité sociale.  

Face à des postures pouvant mettre la paix et la stabilité sociale en danger, Franck Kinninvo, journaliste, expert en gouvernance locale et ancien communicant à la Présidence de la République sous le pouvoir de Boni Yayi, a précisé la lourde responsabilité doublée de la prise de conscience des médias du rôle qui leur sont dévolus, en occurrence celui de « coproducteur de la paix ». Pour lui, « sans médias professionnels, pas d’élections crédibles et transparentes ». Toute chose qui appelle les médias à privilégier le pluralisme des voix et à assurer leur responsabilité.

Pour Ludovic Agbadja, communicant et Directeur de Publication du journal Le Progrès, c’est le manque de professionnalisme qui a poussé les pouvoirs publics à restreindre le champ d’action de la liberté de presse et d’expression. Tout en partageant son expérience, il a relevé que « les chapelles politiques manipulent aussi bien les médias que la société civile » d’où la nécessité pour les médias de maintenir et de renforcer la paix et la stabilité sociale en période électorale.

Procédant à la modération, François Awoudo, a mis l’accent sur le rôle de veille et d’éveilleur de conscience que doivent jouer les médias face aux politiciens, qui nourrissent l’ambition d’embraser la paix à travers des propos et des actes attentatoires à la stabilité sociale.

Ces échanges ont eu lieu lors de la formation des professionnels des médias sur la crédibilité du journalisme et les enjeux de la couverture des élections qui s’est tenue du 14 au 19 mars au Millénium Popo Beach de Agoué à Grand-Popo.

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