Mairie de Parakou : « C’est un préjudice qui a été causé à notre parti » selon Théophile Yarou

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Théophile Yarou, secrétaire exécutif national adjoint du parti Fcbe

 Le secrétaire exécutif national adjoint du parti, Forces Cauris pour un Bénin Émergent (FCBE) et ancien Ministre du gouvernement Yayi, Théophile Yarou, s’est prononcé sur la situation qui prévaut à la Mairie de Parakou avec l’invalidation de sièges détenus par leur parti.

Reçu par le média local, l’Evènement Précis, Théophile Yarou, estime que c’est regrettable ce qui se passe en ce moment à Parakou. « Franchement, nous vivons ça un peu difficilement. Nous avons eu la mairie de Parakou d’office sans avoir besoin de qui que ce soit. On aurait même pu l’avoir de façon écrasante s’il n’y avait pas eu des appels au boycott à Parakou. Aujourd’hui, nous avons perdu la majorité absolue. C’est une situation stressante » a-t-il expliqué avant de préciser que le parti avait pourtant procédé à des filtres pour éviter ces genres d’ennuis. 

 A en croire, Théophile Yarou, cette situation a engendré du tort aux FCBE « et aujourd’hui ça remet en cause notre majorité absolue au conseil municipal de Parakou ». C’est pourquoi, le secrétaire exécutif national adjoint du parti, Forces Cauris pour un Bénin Émergent a appelé les militants à une responsabilité collégiale. « Chaque militant doit aider à ce que le parti ne subisse pas de préjudices politiques à cause de certaines légèretés. Lorsque nous sommes frappés par une interdiction ou par les critères d’inéligibilité, il faut s’abstenir ou le faire savoir par les responsables du parti, afin que des dispositions soient prises » a-t-il conclu. 

S’expliquant sur les raisons de cette situation; Théophile Yarou estime qu’il faut accuser tout le système. « Le parti a été informé des critères d’inéligibilité, fautes mineurs et des fautes majeures, même si le parti n’a pas participé aux élections législatives. Nous avons appris que des partis qui y ont participé aux élections législatives ont été victimes de ces cas-là. Sur cette base, nous avions envoyé des directives dans toutes les communes, dans tous les arrondissements pour rappeler ces conditions. Il y a eu des zones où des gens de façon honnête nous ont appelés pour dire : « moi j’ai fait objet de condamnation de trois mois, ça date de telle date, normalement je suis aujourd’hui rétabli dans mes droits. » Mais on a dit : « Par prudence, on ne peut pas vous positionner. Mais pour ce cas, ça nous a échappé. La personne ne s’est pas déclarée. Mieux, elle nous a présenté un casier judiciaire vierge délivrée par la structure compétente. Par conséquent, on n’avait plus de moyens pour empêcher sa candidature. Les partis n’ont pas les moyens de vérifier les casiers judiciaires de leurs militants. Si ce n’est que sur la base des sondages ou des enquêtes. On ne peut pas enquêter sur 1815 candidats en quelques jours ».

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