Journée de la liberté de la presse au Bénin : Le message du ministre de la communication

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A l’instar de la communauté internationale, le Bénin célèbre ce jour 3 mai 2021, la journée mondiale de la liberté de la presse.

A l’occasion de l’édition 2021 de la journée mondiale de la liberté de la presse au Bénin, le ministre de la communication, Alain Orounla a adressé un message aux journalistes, et est revenu sur les ambitions du gouvernement pour le secteur des médias au Bénin.

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MESSAGE DU MINISTRE DE LA COMMUNICATION ET DE LA POSTE A L’OCCASION DE LA JOURNEE MONDIALE DE LA LIBERTE DE LA PRESSE, EDITION 2021

Demain, 3 mai 2021, le monde entier célèbre la 28ème édition de la Journée Mondiale de la Liberté de la Presse.

A l’occasion de cette importante journée initiée par l’UNESCO pour célébrer la liberté de la presse et rendre hommage aux journalistes qui ont perdu leur vie dans l’exercice de leur profession ou qui ont été victimes de différentes violences,
je me fais, une fois encore, l’heureux devoir de saluer avec beaucoup d’admiration les professionnels des médias de mon pays, en signe de reconnaissance de la qualité de leur contribution à la construction d’un Etat de droit et de la démocratie chez nous au Bénin.
Reporters sans frontières a fait connaître son classement au titre de l’année 2021 et a positionné notre pays au 114ème rang.

Ce rang est un appel renouvelé lancé à notre pays à ne pas relâcher et à redoubler d’ardeur pour la liberté de la presse qui est une quête permanente. Le gouvernement en prend acte. Je voudrais, cependant, me réjouir, cette année encore, de ce que mon pays n’a pas été épinglé comme un pays dans lequel les journalistes sont tués ou assassinés. Je suis aussi conscient que beaucoup d’efforts restent à faire et que nous devons effectivement redoubler d’ardeur. Il ne peut en être autrement. Car, le Gouvernement et le Chef de l’Etat, son excellence Patrice TALON, ont fait le pari de renforcer la démocratie et l’Etat de droit au Bénin. A cet effet, à la suite du Code de l’Information et de la Communication, ils se sont engagés, dans le PAG, dans le domaine des médias, grand indicateur de la démocratie, à « assurer la liberté de la presse et l’accès équitable de tous aux organes de presse ».

Cette ambition est parfaitement en harmonie avec le thème retenu par l’UNESCO cette année, à savoir « L’information comme bien public ». Ce thème rappelle et remet en selle le rôle premier, la mission première et originelle du journalisme, à savoir mettre à la disposition du public des contenus vérifiés dans l’intérêt du public. Mieux, par ce thème, l’UNESCO appelle l’attention sur la façon dont le journaliste dépend de l’écosystème plus large qui permet à l’information de devenir un bien public.

Il me paraît aussi établi que ce thème voudrait s’intéresser à la responsabilité sociale du journaliste, à la pratique du métier aujourd’hui et aux responsabilités des différents acteurs impliqués dans la production et la circulation de contenus. Et pour cause. En effet, il est loisible de se demander si le journalisme est encore guidé aujourd’hui par l’intérêt du public. L’offre de presse relève-t-elle du bien public aujourd’hui ? Tout ce qui circule aujourd’hui est-il constructeur ou destructeur ?

C’est pour que ces questions ne s’installent pas que le code de l’information et de la communication a anticipé. L’article 14 stipule : « ….Les organes de presse prennent toute mesure pour garantir…..la crédibilité de l’information et son indépendance à l’égard des partis politiques ou regroupements politiques, des lobbies d’intérêts économique, religieux et philosophiques.» L’article 15, lui, dispose : « Il est formellement interdit à tout organe de presse ….de se faire promettre une somme d’argent ou tous autres avantages aux fins de travestir une information ou de présenter l’actualité sous un faux jour. » Plus loin, l’article 31 dira : « Le traitement de l’information susceptible de mettre en péril l’ordre public requiert du journaliste rigueur professionnelle et circonspection. »

Ces différentes dispositions gouvernent-elles les médias de presse aujourd’hui ? Qu’observons-nous ? En tout cas, nous sommes rappelés à l’ordre par ce thème. Je voudrais saisir l’occasion pour inviter les professionnels à plus de professionnalisme et à plus de rigueur dans la production et la diffusion de contenus. Je pense beaucoup plus aux acteurs des nouveaux médias (internet, site web, réseaux sociaux, applications mobiles, etc.) sur lesquels les problèmes se posent beaucoup plus afin que les contenus qu’ils proposent donnent moins de soucis et aillent dans l’intérêt du public, soient utiles et constructifs pour la société, la démocratie et l’Etat de droit.

En tout état de cause, le Gouvernement prendra toutes les dispositions requises pour jouer sa partition afin de « garantir à toute personne, l’accès aux sources d’informations, notamment publiques. »

Je ne saurais terminer sans saisir cette merveilleuse occasion pour féliciter et remercier toute la presse de mon pays, toutes catégories confondues, pour son comportement exemplaire au cours de l’élection présidentielle et surtout pour la qualité de ses productions sur la période. Une très belle couverture, globalement sans dérive, sans diffamation, sans atteinte à la vie privée des candidats, sans intoxication et sans volonté de nuire. C’est la preuve qu’il y a de plus en plus du mieux, en termes de responsabilité et de conscience professionnelles. Et je veux nourrir l’espoir que cette tendance sera maintenue afin que notre presse soit et reste une presse de qualité pour impacter positivement la démocratie et l’Etat de droit au Bénin.

A toutes et à tous, je souhaite une très bonne fête et de bonnes réflexions.

Vive la presse béninoise
Vive le Bénin

Je vous remercie

Alain Sourou OROUNLA

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