Depuis son lieu de détention : Reckya Madougou sort de son silence

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Reckya Madougou, la candidate recalée du Parti « Les Démocrates » en détention depuis le 5 mars à la prison civile de Missérété, où elle a été transférée après avoir été inculpée pour « financement du terrorisme » par la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet), sort de son silence.

Dans une lettre manuscrite confiée en début de semaine dernière à ses conseils, Reckya Madougou, depuis sa cellule de détention à la Criet, révèle n’avoir « jamais convenu avec Georges Saka (son cousin) quelque assassinat, ni terrorisme ».

Selon le journal panafricain ‘’Jeune Afrique’’, Reckya Madougou a reconnu lui avoir donné de l’argent, mais que cela devait servir à l’appuyer « pour la mobilisation » des militants dans le cadre de la précampagne. Une somme estimée à « 15 millions francs CFA] », somme qu’elle qualifie de « dérisoire ».

Pour rappel, Reckya Madougou serait poursuivie pour des actes attentatoires à la sécurité de l’Etat, notamment pour appel à l’insurrection populaire et à la violence en période électorale. Selon les faits relatés par le Procureur de la Criet, Mario Metonou, « Disqualifiée de la course à l’élection présidentielle d’avril 2021, Madame Reckya MADOUGOU et certains membres de sa formation politique ont, selon toute vraisemblance, formé le dessein de perturber le déroulement du prochain scrutin en perpétrant des actes de terreur de grande ampleur. Ainsi, le 24 février 2021 vers 22H30, Georges SACCA qui se trouve être l’un des plus proches collaborateurs de Madame Reckya MADOUGOU à Parakou, est entré en contact avec le colonel Ibrahim MAMA TOURE pour, dit-il, lui confier une mission très sensible et importante. Cette mission prévue pour se dérouler en plusieurs étapes devait commencer par le meurtre d’une autorité influente de la ville de Parakou sur un axe routier emprunté régulièrement par cette dernière. La mission devait ensuite se poursuivre par l’élimination d’une seconde autorité politique à l’occasion des obsèques de la première victime ».

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