Covid-19 : Des béninois épinglés à l’Aéroport Charles de Gaulle de Paris

Des ressortissants béninois ont été interpellés à l’Aéroport de Roissy Charles de Gaulle de Paris dans le cadre du démantèlement d’un trafic autour de la Covid-19.

La plupart des mis en cause, ressortissants béninois et camerounais,

ont été victimes d’un réseau de faussaires de faux certificats de tests négatifs à la Covid-19 qui réalisait leur coup frauduleux essentiellement pour des « clients » voyageant de Paris vers l’Afrique. Les trafiquants profitaient de l’obligation pour certains voyageurs de présenter un test négatif à la Covid-19 pour pouvoir embarquer. Ils établissaient de faux certificats en reprenant le nom d’un laboratoire existant, puis les vendaient aux voyageurs-acheteurs en format papier ou numérique contre une somme allant de 150 à 300 euros, soit environ de 100.000 à 200.000 Fcfa.

Selon des informations du Parquet de Paris, les investigations ont démarré depuis fin septembre par la police aux frontières (PAF), suite à la découverte d’un passager s’étant enregistré sur un vol à destination d’Addis-Abeba (Ethiopie) avec une fausse attestation de non-contamination par la Covid-19.

Selon Julien Gentile, Directeur de la Police aux frontières de Roissy et du Bourget, « c’est un document qu’ils ont scanné, et, avec des logiciels de retouche photo, ils ont modifié certains aspects du document ». A l’en croire, comme il ne s’agit pas d’un document officiel et « sécurisé« , comme un passeport ou une carte d’identité, il est « impossible » de détecter la preuve que le test à la Covid-19 soit un faux.

L’enquête a permis la découverte de plus de 200 faux certificats négatifs, faits sur place et permettant d’embarquer sur des vols internationaux sans effectuer de test Covid-19. Les trafiquants présumés seraient six hommes et une femme âgés de 29 à 52 ans, déjà connus à l’aéroport de Paris comme des « emballeurs » clandestins de bagages, une activité en berne avec la baisse drastique de la fréquentation de l’aéroport pour cause de crise sanitaire.

Ils sont poursuivis pour ‘’faux, usage de faux et complicité d’escroquerie ». Leur procès se tiendra en mars 2021. Ils risquent jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et 375.000 euros d’amende, soit plus de 200 millions de Fcfa.

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