Covid-19 : Des béninois bloqués en Guinée demandent leur rapatriement

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Aurélien Agbénonci, Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération

A cause de la pandémie de la Covid-19 et en raison de leur situation irrégulière et précaire, un groupe de béninois bloqué en Guinée, dont la majorité est constitué de jeunes Médecins, Pharmaciens et Chirurgiens-Dentistes demandent au gouvernement de procéder à leur rapatriement.

C’est par le biais d’une lettre adressée au Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération que ce groupe de béninois bloqué en République de Guinée, dont la majorité est constitué de jeunes Médecins, Pharmaciens et Chirurgiens-Dentistes, plaident pour un rapatriement rapide au pays.

En effet, selon la correspondance dont Le Leader Info Bénin a reçu copie, ce groupe d’étudiants béninois s’est vu contraint en Janvier dernier de rallier la Guinée, après avoir exercé au service de Stomatologie du CNHU-HKM de Cotonou pour raison de soutenance de la Thèse de Doctorat.

« Nous n’espérions pour rentrer que la fin des élections Référendaire et Législative du 22 Mars dernier en Guinée qui suscitaient moult manifestations, nous obligeant de ce fait à nous cacher. Malheureusement, le lendemain 23, l’Aéroport International Gbéssia de Conakry fut fermé avec effet immédiat et jusqu’à nouvel ordre. Et pour cause le COVID-19, qui pourtant n’empêchait pas jusqu’à la veille des regroupements massifs. Déjà 51 jours soit 1224 heures, sans une lueur d’espoir » expliquent ces béninois devenus des laissés pour compte en Guinée.

En effet, « c’est pénible dans un pays où l’eau potable n’est pas accessible à domicile ; il nous faut sortir chaque jour pour les forages si leurs propriétaires les ouvrent. Nous qui n’avons plus de contrats de location sommes obligés de passer de maison en maison chez nos compatriotes. En effet les concessionnaires ne louent leurs locaux généralement que pour une longue durer, 2 ou 3 ans en moyenne à payer dès le début. Notre situation nous oblige à vous écrire, car chaque jour on a près de 100 nouveau cas » se plaignent-ils à travers leur correspondance demandant au gouvernement de bien vouloir leur affréter un vol de rapatriement « même si les billets, à des coûts, certes acceptables revenaient à notre charge ».

1 COMMENTAIRE

  1. Je suis persuadé que le gouvernement ne restera pas sourd à cet appel de détresse de nos compatriotes de Guinée comme il l’a déjà fait pour ceux du Gabon, du Koweït, du Ghana etc…Le peuple observe les diligences de ses dirigeants et sait apprécier à juste valeur les efforts fournis pour le bien être de tous.

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