Fédération Béninoise de Football : Ganiou Soglo candidat à la présidence

Conformément au protocole d’accord intervenu le 23 décembre 2016, le Comité exécutif consensuel et transitoire de la Fédération béninoise de football (Fbf) dépose son tablier au mois de juillet 2018. Et déjà, des candidats s’annocent pour briguer la présidence de la FBF.

Au nombre de ces candidats figurent Ganiou Soglo, ancien ministre des sports,  ancien président des Requins de l’Atlantique de septembre 2001 à septembre 2005. L’homme apparaît donc comme celui qui va imprimer sans ambages une nouvelle gouvernance au mouvement sportif béninois surtout en ce qui concerne les équipes nationales.

Ancien député de la quatrième législature, président d’honneur des Caïmans Football club du Zou et de Lumière Handball club d’Abomey, Ganiou Soglo est bien dans son monde. Et il a déjà les faveurs de nombreux amoureux du cuir rond.

Sa vision : Pourquoi je suis candidat à la FBF ?

Parce que je suis de la maison, j’en connais les principaux acteurs avec lesquelles j’ai collaboré par le passé en tant qu’ancien Président des requins et ancien ministre des sports.

Parce que n’étant aujourd’hui Président d’aucun club de première et deuxième division, je vais être totalement impartial dans mes prises de décision.
Seule l’intérêt de tous les clubs va être mon intérêt premier. Je vais être à leur écoute et m’engage à organiser des rencontres périodiques afin de m’enquérir de leurs doléances ainsi que de leur faire part des activités de la FBF.
À cet effet, un calendrier va être proposé d’ici 6 mois connu de tous.

Parce qu’en tant qu’ancien député et ministre, je mesure les contraintes liés au budget national, je vais nouer un partenariat stratégique avec le ministère des sports qui va être notre porte-parole auprès du ministère des finances.
De cet expérience passé au gouvernement, je vais défendre au mieux les intérêts de notre maison commune et surtout nos pratiquants.
Mais le football est le sport-roi, l’opium du peuple, la conjugaison de toutes nos fiertés. La réponse à cela est: TOTALE TRANSPARENCE.
Si je veux relever ce défi, c’est pour tous ces jeunes de notre pays qui veulent juste rêver. Rêver de taper dans un ballon, de quartier comme de stade.

Je vais rétablir la confiance entre tous les acteurs de notre maison football.
À commencer par les joueurs, les clubs, les sponsors, l’État, le public et la Nation toute entière.

Je vais proposer aux autres membres de la Fédération et au peuple tout entier un programme qui va s’appuyer fortement sur la FORMATION autour de 2 axes majeurs qui vont impacter l’ensemble des acteurs de notre famille du football mais au-delà.

Si nous parlons de FORMATION et que je désire que la FBF y prenne toute sa place au côté du ministère des sports.
Je propose une action conjointe avec le ministre des sports pour définir les voies et moyens.

La FBF même si sa vocation première sont les équipes nationales, je souhaite l’amener à se décentraliser à travers l’accompagnement aux équipes scolaires par un soutien logistique et de formation .

Le 1er axe est la décentralisation. Même si les moyens de la FBF ne sont pas encore à la mesure de nos ambitions communes, une vision stratégique et transparente connu de tous est le meilleur moyen de penser à notre jeunesse, nos joueurs et au pays tout entier.
N’oublions pas que ce sont ces jeunes joueurs de quartier qu’on retrouve dans les différents clubs de notre pays. En y apportant notre concours, nous soutenons aussi les efforts de tous les clubs.
Un programme sur 5 ans va permettre à la FBF d’être présente sur l’ensemble du territoire national en coordination avec un DTN, les sélectionneurs des équipes nationales et le ministère des sports.
La nomination de Mr DUSSUYER comme sélectionneur de notre équipe nationale me conduit à aller dans ce sens de collaboration étroite avec le ministère et le futur DTN.
Une telle collaboration a déjà porté ses fruits par le passé avec Mr AUSSEMS et a permis l’éclosion de nombreux talents qui joueront pour les juniors de l’équipe nationale.
Des contrats de partenariat avec d’autres fédérations sont déjà à l’étude dans la remise à niveau des éducateurs et formateurs retenus par la FBF.
Un calendrier précis de toutes ses actions seront indiquées d’ici un an.

Dans cet esprit de décentralisation et de formation des partenariats seront signés avec des grands événements sportifs comme celui du tournoi international des centres de formation de football de Mr DAOUDA Mounirou.

Le 2ème axe est le soutien par le dialogue et les échanges que la FBF va engager avec les différents clubs.

Dans un souci de transparence envers nos partenaires publics et privés, toute décision à caractère financier sera rendue publique par un commissaire aux comptes.

Les propositions de calendrier du championnat seront débattus avec les clubs dans un souci de compréhension de leurs attentes et difficultés.
D’ici un an, je m’engage avec les autres membres du bureau à proposer un calendrier digne des attentes de tout un peuple.
Les discussions avec l’État, les députés, les sponsors, les clubs, les joueurs, les supportes et le public m’oblige à un devoir de VÉRITÉ.

La FORMATION va avoir une place importante des discussions que la FBF va tenir avec les clubs.
Nos équipes nationales ont besoin d’avoir des clubs mieux structurés au sein de la gestion de leurs équipes cadets et juniors.
De la même manière que la FBF appuie son programme de décentralisation, de la même manière la FBF va aider les clubs dans leur volonté de former des équipes de jeunes en leur sein.
Une synergie avec le ministère des sports et son ministre ainsi que l’ensemble des sponsors nationaux et internationaux va être étroite.
La TRANSPARENCE que je vais mettre avec l’ensemble des acteurs de notre famille commune va avoir un impact positif vis-à-vis de l’État, des sponsors et des députés qui voteront des loi

 

Ce qu’il disait en janvier 2015 du sport béninois, notamment le football

Vous savez, on ne parle du sport que sous le prisme de football, nous savons tous que le football est le sport roi.  Mais je l’ai dit et je le répète, le sport commence à l’école, le jour où les béninois se diront que le sport, ce n’est pas seulement que football. Il n’y a pas de génération spontané, cela commence à l’école, je donne un exemple, les Jamaïcains ont priorisé eux l’athlétisme comme étant leur football.  C’est-à-dire, c’est leur moteur au niveau des sports dans leur pays. Mais Usain Bolt que vous voyez aujourd’hui, a commencé dans les championnats scolaires, dans les lycées et il avait 10,11, 12 , il a gagné des championnats scolaires.

Quand je suis arrivé au ministère des sports, j’ai mis  le point sur quatre axes.  Le premier axe, le retour du sport à l’école, le deuxième axe, la question de la formation des éducateurs. Vous vous rendez compte qu’au Bénin nous avons l’Injeps à Porto-Novo, qui forme des éducateurs sportifs.  Tous les pays de la sous-région envoient leurs cadres et qui sont formés pour le retour dans leurs pays. Le seul pays qui s’en sert le moins bien c’est le Bénin alors que l’Injeps est implanté au Bénin.

Après j’ai parlé de la question des infrastructures  et la dernière question c’est celle du financement. Mais si vous voulez que les hommes d’affaires investissent dans le sport, il faut qu’on ait une loi cadre pour les inciter à investir et aussi en tirer des bénéfices. Une entreprise n’a pas à investir dans un sport quel qu’il soit s’il n’est pas régi,  s’il doit  refaire son image, s’il doit gagner en compensation, rien n’est fait et je terminerai en vous disant, que pendant la crise on disait que Ganiou fait partie du camp Anjorin, en oubliant que ce même Président Anjorin, quand j’avais été président des Requins, était vice-président de la Fédération béninoise de football et m’en avait fait voir de toutes les couleurs.

Vous vous rendez compte,  si nous revenons au football, que ce sont les mêmes acteurs que vous voyez depuis des années.  A un moment donné ils sont ensemble, à un autre ils ne le sont plus.  C’est vrai à un moment donné il peut y avoir des guéguerres d’intérêt, mais est-ce que cela résout les questions  de l’organisation du football béninois?  Il y a de cela 30 ans, les gens même de la  sous-région venaient voir des matchs Dragons  Requins ici à Porto-Novo ou à Cotonou. Il y avait 40 mille personnes au Stade de l’Amitié. Aujourd’hui, Dragons- Requins  si vous voyez 2000 personnes c’est même trop. Donc à un moment donné, il faut se rendre compte que même si on veut gagner on se tire des balles dans les pieds. Parce que, à un moment donné si on veut retirer des bénéfices d’une action il faut que toutes les composantes se retrouvent pour porter.  S’il y a beaucoup de gens au stade, les sponsors mettront de l’argent parce qu’ils vont dire, tiens,  il y a beaucoup de gens qui viennent, moi aussi mon image peut  en gagner. Mais s’il y a une guéguerre perpétuelle qui va y mettre de l’argent ?

Extrait d’une interview accordée à Matin Libre le mardi, 13 janvier 2015

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