Enseignement Supérieur : Dodji Amouzouvi fait le point des réformes engagées dans le privé

Depuis avril 2016, le secteur de l’enseignement en général et le sous-secteur de l’enseignement supérieur en particulier, est en pleine réforme. De l’octroi des agréments dans le secteur des Etablissements Privés d’Enseignement Supérieur (EPES), à l’organisation des examens nationaux et la réforme de la filière anglophone, le Professeur Dodji Amouzouvi, Directeur des Etablissements Privés d’Enseignement Supérieur (DEPES) se prononce au détour d’un entretien accordé au journal ”Educ’Action”.

A PROPOS DES EXAMENS NATIONAUX

Sur l’organisation des examens nationaux, le Directeur des Etablissements Privés d’Enseignement Supérieur explique que c’est une avancée notable. A près la première et la deuxième édition, la troisième est lancée. Et tout est mis en place pour que les attestations soient délivrées.

” Nous avons, avec le leadership de la ministre, introduit cette année, une évolution ou amélioration : nous n’avons plus permis aux récipiendaires ou aux lauréats de venir individuellement prendre leurs attestations de réussite. Nous avons demandé également aux promoteurs de compiler la liste de leurs candidats, de faire le dossier et de nous les amener. Ceci fera qu’en un temps record d’une ou de deux semaines maximum, toutes les attestations seront délivrées” a-t-il précisé avant d’ajouter que les documents et pièces nécessaires pour la constitution des dossiers d’examens est actuellement fourni aux différents Etablissements Privés d’Enseignement Supérieur (EPES).

Mieux, aujourd’hui, au Bénin, il existe une plateforme d’inscription des étudiants dans les EPES. ”Je puis vous dire que nous sommes à quelques 31. 500 étudiants dans les EPES au Bénin. Cette innovation, inscription et immatriculation sur la plateforme de tous les étudiants inscrits dans les EPES permettraient d’accélérer tout le processus des examens en ce qui concerne la Direction Générale de l’Enseignement Supérieur” a expliqué Dodji Amouzouvi.

SUR LES AGRÉMENTS ET HOMOLOGATIONS

Pour Dodji Amouzouvi, tous les EPES vont à l’agrément, conformément aux textes en la matière. ”L’on remarque également que les homologations sont en cours”. Ce qui, selon lui, est la preuve de l’assainissement du secteur des EPES, ”surtout que les premiers acteurs qui sont les promoteurs sont acquis à la chose et constituent spontanément des bases arrières, des réservoirs d’idées qui nous aident à avancer, et à travailler au quotidien”.

A ce jour donc, ”50 établissements ont été fermés. Mais 2 ont écrit pour réclamer et la Commission et le Conseil consultatif sont en train de travailler pour voir la pertinence des arguments avancés”. Ainsi, les 48 autres seront absolument fermés en attendant que le dossier des deux autres soient bien étudiés par les membres de la Commission, du Conseil consultatif.

”07 sont déjà fermés pour la plupart simplement parce que les textes disent, indiquent et disposent qu’au bout d’un certain nombre d’années, si vous ne fonctionnez pas, on vous raie de la liste.Et c’est ce qui s’est passé.S’ils continuent de recruter, le couperet tombera net. La fermeture d’une école répond à des normes parce que faisant suite à une décision. On ne se lève pas du jour au lendemain pour aller fermer. Il faut prendre en compte les étudiants qui sont là, il faut voir le timing qu’il faut pour introduire … et lorsque nous avons connaissance de cela, nous agissons conformément aux textes et aux instructions reçues des autorités. Donc, ceux qui s’attendaient à ce qu’au lendemain de la publication des listes, il faut fermer vont devoir prendre leur mal en patience. Le travail se fait. Beaucoup sont déjà fermés sans tambours ni trompettes.”

QUID DE LA REFORME DE LA FILIÈRE ANGLOPHONE

La question de la réorganisation de la filière anglophone fait partie des importantes réformes mises en oeuvre au Bénin. ” Désormais, pour qu’un étranger puisse s’inscrire dans une filière d’Enseignement Supérieur au Bénin, il doit avoir le niveau B2 au moins en Français ; il doit savoir lire et écrire. Il n’y aura plus deux (02) systèmes d’enseignement dans nos établissements privés, mais un seul. Et les cours se feront en français” a expliqué Dodji Amouzouvi.

”Pour cela, il faut que dès les premières années, les deux premiers semestres soient consacrés, selon le niveau de l’apprenant, à l’apprentissage du français. Donc, tous les anglophones et tous les lusophones et autres qui viennent au Bénin pour étudier, doivent le faire désormais dans la langue officielle consacrée par la Constitution qui est le Français.”

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A propos Frejus SASSE

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