Dialogue politique : Les FCBE refusent la main tendue de Talon et posent des préalables

Les Forces Cauris pour un Benin Émergent n’entendent pas participer au dialogue politique national annoncé pour le 10 octobre prochain par le chef de l’Etat. Ils l’ont fait savoir à travers une correspondance en réponse à leur invitation. Voici l’essentiel de la correspondance :

Cotonou, le 04 octobre 2019

A

SEM le Président de la République

Cotonou

Objet : A/S votre lettre N° 628-19/PR/DC/DAC/SP en date du 03 octobre 2019

Excellence monsieur le Président,

Par votre lettre citée en objet, vous avez invité le Parti FCBE à prendre part au dialogue politique qui se tiendra du jeudi 10 au samedi 12 octobre 2019 au Palais des Congrès de Cotonou.

Nous vous remercions et nous vous en savons gré pour cette marque de considération à l’égard de notre Formation politique.

Prenant acte de cette invitation, nous avons l’honneur de vous faire part de notre regret de ne pouvoir pas participer à ce dialogue politique tant qu’un certain nombre de préalable ne soient discutés et levés.

En effet, votre lettre d’invitation n’ayant pas précisé le contenu de ce dialogue, nous n’avons aucune idée sur les termes de références dudit dialogue afin de s’y préparer conséquemment et d’identifier les personnes ressources dont les profils seraient en adéquation avec les sujets à débattre.

Par ailleurs, Excellence Monsieur de la Président de la République, notre parti est un parti de l’opposition qui combat aux côtés d’autres formations politiques pour le rétablissement des règles démocratiques, des libertés et la restauration d’un Etat de droit. Ces partis n’ont pas pu obtenir à ce jour leur existence juridique et sont visiblement pas invité au dialogue.

D’autre part, la composition des invités au dialogue nous paraît incomplète et pourrait laisser croire à un complot de la classe politique contre le peuple béninois eu égard à l’absence des représentants de la société civile (Chefs coutumiers, ONG, etc.) qui peuvent jouer, en de pareilles circonstances, un rôle de catalyseur. Ensuite dans tout dialogue, il faut un facilitateur.

Enfin, Excellence Monsieur le président de la République, la plate-forme revendicative de l’opposition en générale et celle du Parti FCBE en particulier est remplie de nombreuses questions qui méritent d’être levées avant tout dialogue politique. Il s’agit notamment :

de la libération des prisonniers politiques et l’arrêt des poursuites à caractères politiques ;

de l’abandon des poursuites à l’égard du président d’honneur de notre Parti, son Excellence le Président Boni YAYI.

du retour des exilés politiques sous mandats d’arrêts ou non ;

du point des décès et dégâts matériels occasionnés par les violences post-électorales ;

de la restitution aux parents des victimes des corps qui seraient encore sous-sellé judiciaire ;

de la reprise des élections législatives ;

Eu égard à ce qui précède et en attendant les garanties de votre part sur les préoccupations sus évoquées, le Parti FCBE réitère sa quête d’un dialogue sincère et inclusif ainsi que sa disponibilité à œuvrer avec l’ensemble de la classe politique à la recherche de solutions pour la normalisation de la vie politique dans notre pays.

En espérant, que votre Honneur nous invite à une séance préalable, qui sera consacrée aux points ci-dessus évoqués, vous voudriez bien recevoir Excellence Monsieur le Président de la République l’expression de notre haute considération.

Le Secrétaire Exécutif National

Paul HOUNKPE

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A propos Ulvaeus BALOGOUN

Directeur de Publication / Journaliste Multi-média

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