Cour Constitutionnelle : Paul Hounkpè chez Djogbénou

Ecoutez le post

Dans sa quête permanente de solutions pour l’apaisement de la tension sociale, la prise en compte des doléances de l’opposition et un meilleur vivre ensemble, le Chef de file de l’opposition, Paul Hounkpè a été reçu en audience hier vendredi 25 juin par le président de la Cour Constitutionnelle Joseph Djogbénou.

Il a notamment été question pour les deux personnalités, Paul Hounkpè en tant que Chef de file de l’opposition et Joseph Djogbénou, en qualité de président de la Cour Constitutionnelle, de voir dans quelles mesures leurs institutions peuvent harmonieusement collaborer.

« Nous sommes venus prendre contact, établir le pont, créer la passerelle et surtout solliciter l’intervention des sages de la Cour afin de finir avec les contentieux divers entre l’opposition et le pouvoir en place », a déclaré d’entrée le Chef de file de l’opposition qui reste convaincu que la Cour Constitutionnelle qui déclare toute loi conforme à la Constitution avant sa promulgation par le chef de l’État a un grand rôle à jouer dans l’avènement des lois qui sont parfois ou très souvent sources de discorde entre l’opposition et le pouvoir en place.

Des innovations à la veille des élections

Pour renchérir ses propos, Paul Hounkpè, Chef de file de l’opposition a fait constater que depuis l’avènement de la rupture, il se dégage comme impression qu’à la veille de chaque élection, un nouveau dispositif émanant des textes de loi est énoncé. Ce qui crée des polémiques. Pour preuve, le certificat de conformité qui a suscité moult polémiques à la veille des législatives de 2019, le quota des 10% qui a orchestré des grincements de dents lors des municipales de 2020 et le parrainage qui a conduit à un dialogue de sourd entre les acteurs politiques pendant la présidentielle de 2021 et pour 2023, la discrimination positive prévue en faveur des femmes dans le cadre des élections législatives.

Selon Paul Hounkpè, il faut déjà anticiper sur la mise en œuvre de cette discrimination positive afin que chaque parti politique puisse en amont prendre ses dispositions. « Est-ce une liste à part qu’il faudra envisager pour les femmes ? Est-ce un nombre qui sera exigé au niveau de chaque circonscription électorale ? Ou un nombre pour la liste déposée par le parti, il faut déjà situer un peu plus tôt les partis politiques afin que le contexte du temps n’engendre d’autres remous », a-t-il suggéré au Président de la Cour Constitutionnelle.

De la correction de la Liste électorale

« Après la dernière élection présidentielle, il est important, M. le Président de la Cour Constitutionnelle que nous envisagions tous la correction en profondeur de la liste électorale. Je me rappelle qu’à un moment vous avez été obligé de vous prononcer sur le nombre très élevé de personnes décédées, plus de 5000 qu’on continue de prendre en compte pour les statistiques des élections », a dit le Chef de file de l’opposition invitant le président de la Cour Constitutionnelle à s’impliquer avec lui dans une vraie correction de la liste électorale qui également est source de conflit entre les acteurs politiques.

« J’ambitionne que notre opposition transcende les réseaux sociaux à travers lesquels on lance les signaux, faute de canaux propices espérant que l’interlocuteur puisse déchiffrer le message. Je souhaite également que nous ne soyons plus une opposition de rue mais qu’on nous permette, comme on a commencé par le faire d’ailleurs, de poser librement nos problèmes et d’apporter des solutions. Il est important que nous puissions nous parler sans gêne comme des citoyens d’une même nation pour régler nos problèmes » a-t-il laissé entendre à Joseph Djogbénou.

La disponibilité du président de la Cour à accompagner les nobles visions du CFO et à ne servir que son pays

« Les idées que vous venez d’exposer, la manière de les exposer et votre état d’âme lorsque vous les exposez démontrent toute la nécessité de votre poste. Je suis heureux de constater que le Bénin va encore et toujours étonner le monde. Vous insistez sur la nécessité du dialogue. Le dialogue est la base de la démocratie. En ce sens, vos préoccupations qui sont également en grande partie d’ordre politique sont entièrement partagées », a rassuré le président de la Cour Constitutionnelle qui a rappelé que l’institution dont il a la charge ne demande qu’à accompagner le processus d’enracinement de la démocratie béninoise.

Pour lui, beaucoup de quiproquos naissent du fait de la mal compréhension, du manque de patience et parfois de l’absence de tolérance sinon que tout ce qui se fait est pour le bien-être de la majorité.

Le président Djogbénou se dit très heureux de l’avènement d’un Chef de file de l’opposition, ce qui permettra de mettre au fur et à mesure les partis de l’opposition au courant des grands dossiers de la nation de sorte que tout le monde soit au même niveau d’information.

SOURCE : Cell/Com Opposition

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici