Contentieux familial pour détournement d’héritage de Feu B. Padonou : Le PDG d’une célèbre société de télémarketing en conflit avec ses frères

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Après ses associés en affaire, la famille de ce Chef d’Entreprise est vent debout pour une rocambolesque affaire de détournement d’héritage. Les frères et sœurs consanguins de l’homme ont de nombreusesdents contre sa mère et lui. Et pour cause. Plusieurs centaines de millions de patrimoine sont en jeu et constituent la cause d’un conflit familial qui duredepuis 2005. De reports d’audience en reports d’audience.

Les associés de ce patron de société de Télémarketing, ont particulièrement intérêt à faire preuve d’une grande vigilance dans la procédure qui les oppose et qui défraie la chronique depuis quelques mois. Car, visiblement l’homme est un habitué des manœuvres pour accaparer à son profit et user à sa guise de colossaux biens communs dont ilne devrait être qu’un bénéficiaire partiel parmi tant d’autres.

Dans ce dossier familial, si c’est sa mère dame Rosalie A. qui est au devant de la confiscation depuis plus de 15 ans du patrimoine familial, tous les frères et sœur savent pertinemment, à la manière d’un secret de Polichinelle que c’est le garçon aîné de cette dernière qui est à la manœuvre dans les coulisses financières et judiciaires, tous les deux assistés de pas moins de trois avocats. En dehors d’avoir des doutes sur la probité et même l’authenticité du parcours académique de leur célèbre frère, la famille s’étonne au minimum, de la concomitance entre le décès de leur père en 2005, la disparition de certains biens, la confiscation d’autres sous prétexte de donation, et la subite réussite sociale de cette dernière et de son garçon aîné à travers la création d’une importante société dans laquelle il est actionnaire majoritaire. Frères et sœurs se demandent comment il a pu réunir sa part de capital ou même des garanties pour lever des fonds.

UNE FAMILLE POLYGAMIQUE

De quoi s’agit-il? Monsieur B. PADONOU, était un éminent Chef de la Police dans un pays d’Afrique centrale dans les années 70. Il a investi ses revenus dans d’importants biens immobiliers situés au cœur de Cotonou notamment dans le Quartier de Gbégamey.  Si selon plusieurs héritiers Padonou, personne ne sait ce qu’il est advenu de certains biens notamment des comptes bancaires, deux de ces propriétés foncières constituent aujourd’hui l’épicentre de la grave brouille familiale.  Une situation très emblématique des déchirements qui surviennent au sein des familles polygamiques et surtout des injustices qui peuvent en découler à la mort du chef de famille, lorsqu’une veuve, une concubine, ou un enfant est caractérisé par la voracité.

Le premier bien immobilier, désormais dépourvu de toute construction, était le cadre familial où la plupart des enfants ont grandi et où certains sont nés. Il se trouve à deux pas de la place Bulgarie, à l’angle face à la rue Ahomadégbè, donc sur le même alignement que l’immeuble (Montcho) qui abrite une agence de la BOA lorsqu’on est en direction de la vielle poste de Gbégamey. Il s’agit des carrés 607 et 608.

Le second bien, composé d’un rez de chaussée et de deux étages, se trouve pas très loin. En bordure de la voie pavée qui part de Saint-Jean-carrefour Kossipour mener au Marché de Gbégamey. On l’aperçoit Sur la droite et peu avant d’arriver au Carrefour Station Sonacop- Il s’agit ici du carré 722.

UNE DES VEUVES ET SON FILS  SOUDAIN PROSPERES

En bon patriarche africain, feu Padonou a eu plusieurs enfants de différents lits. Une vingtaine de garçons et de filles nés de cinq femmes différentes. Voilà qu’à son décès en juillet 2005, un acte de donation, établi au sein du Cabinet du Notaire Me Djamiou ADEBO, aujourd’hui décédé,  est produitpar une des veuves, établissant que le bien immobilier constituant les Carrés 607-608 est aliéné depuis 1999. La maman en question, qui n’est ni la première épouse ni la mère des neuf (9) plus grands enfants, se trouve être celle dont le garçon aîné est le PDG d’une société de Télémarketing  fondée à peu près dans la même période avec quelques associés. 

Cette immense parcelle prétendument cédée à titre gracieux à l’une des veuves, est, comme indiqué plus haut, idéalement située à quelques pas de la Place Bulgarie en bordure du goudron. Elle a aujourd’hui une valeur estimée largement à plus de deux cents millions de francs CFA et fait l’objet d’un grand intérêt pour acquisition par des institutions financières dont plusieurs sont en location dans le secteur ainsi que par de grandes entreprises libanaises. 

Un premier contentieux est donc lié depuis 2006 à ce bien. Car plus d’une dizaine d’autres enfants PADONOU issus des autres lits contestentl’authenticité et la sincérité de cette donation qui aurait été faite durant les dernières années de vie de Monsieur PADONOU, décédé en 2005 à l’âge de 78 ans après une longue maladie et un long séjour pourdes soins en France.

Un deuxième contentieux encore plus emblématique de la situation litigieuse est lié au second bien immobilier. Celui situé à quelques mètres avant le carrefour qui mène au marché de Gbégamey.

DES REPORTS D’AUDIENCES SANS FIN

L’une des veuves, Rosalie A. la dernière à être restée auprès du patriarche avant son décès, en plus de la donation contestée, a pris en charge, l’administration de l’immeuble. Pire que ça, elle n’a jamais versé de part d’héritage locatif aux autres frères et sœurs depuis 2005, foulant ainsi clairement au pied les termes du testament, au moins dans sa partie admise par tous les héritiers. 

Au bout de 17 ans, le montant des loyers perçus et non répartis est évalué par les enfants Padonou à près de 90 millions de francs CFA. Les autres frères et sœurs n’ont jamais vu la couleur de cette fortune. Jusqu’au décès de deux des filles. Les frères et sœurs Padonou demandent alors au tribunal la nomination d’un administrateur judiciaire neutre pour assurer la gestion du bien et le partage des revenus.

Le tribunal a fait droit à cette requête en ordonnant la désignation d’un administrateur. Mais la mère administratrice, qui ne lit ni n’écrit couramment le français a fait contester cette décision de 2008 en interjetant appel. Pendant ce temps les affaires de son fils prospèrent.

Un des enfants du défunt témoigne : « En juillet 2005, décès de notre père PADONOU B. Mort des suites d’une longue maladie altérant ses capacités. Nous avons constaté des irrégularités dans les biens de notre père. Pour cela nous avons saisi la justice pour :

1) Invalider  le testament et rejeter  la donation qui a été faite.

2) Nommer un administrateur séquestre pour la gestion des biens.

Pour la première procédure, nous avons saisi la justice en septembre 2005 et la première audience a eu lieu en octobre 2006. En 2010, la décision de justice a annulé  partiellement le testament. Nous avons interjeté appel, parce que non satisfaits de la décision. En janvier 2021 la cour d’appel a confirmé sa décision d’annulation partielle. Le problème de la donation n’est toujours pas tranché.

Pour la seconde procédure. Nous avons saisi le tribunal en 2007 pour la nomination d’un administrateur séquestre des biens. En 2011 la justice a nommé un administrateur séquestre pour la gestion des biens. En 2011 toujours, la partie adverse a fait appel de cette décision. Aussi surprenant que cela puisse paraitre, le 17 avril 2014, la cause pendante, relative à notre affaire, par devant la chambre des référés de la Cour d’Appel a été radiée pour non-production de la copie de l’ordonnance. Aucune explication ne  nous a été donnée jusqu’à ce jour. 

En 2020, nous avons saisi  à nouveau le tribunal, en référé, pour la même demande. A ce jour, l’audience n’a toujours pas été tenue. Nous en sommes à plus de dix (10) reports avec des  raisons les unes plus fallacieuses que les autres. A chaque séance, le Juge prononce un renvoi ferme qu’il ne respecte même pas lui-même. La prochaine séance annoncée est pour ce Mardi 05 avril 2022. On verra ce qui se passera ce jour-là » conclut-il avec un dépit mêlé d’espoir.

Depuis, l’affaire se mène de reports en reports et de dilatoire en dilatoire, mais les frères sont coriaces et résistent. 

En comptant les Carrés 607-608 et les loyers encaissés au bout de 17 ans, ainsi que la valeur du bien immobilier du Carré 722 les estimations s’élèvent à  plus de cinq cents millions d’héritage. La justice doit prouver sa crédibilité en faisant enfin droit à la cause de ces héritiers gravement lésés alors que, si certains ont réussi par leurs propres efforts et la grâce du destin, plusieurs autres sont dans le besoin. Pendant ce temps un seul d’entre eux parade dans le confort avec sa mère.

Les associés dudit PDG qui lui réclament des centaines de millions de dividendes non distribuées depuis la création en 2005 de cette très prospère entreprise sont aussi prévenus. 

Affaire à suivre…

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