Bénin : Vers un taux de désserte de 100% en eau potable d’ici 2021 selon Sylvain Adokpo-Migan

Sylvain Adokpo-Migan, Directeur Général de l’ANAEPMR

Le Directeur général de l’Agence nationale d’approvisionnement en eau potable en milieu rural (Anaepmr), Sylvain Adokpo-Migan, était le  jeudi 17 octobre dernier, l’invité de la session Askgouv. A l’occasion, il a abordé les efforts fournis par son agence sous la coupole du gouvernement pour atteindre l’accès universel à l’eau potable d’ici 2021.

Se prononçant sur la vision du Gouvernement pour l’eau potable en milieu rural, il a relevé que c’est « une vision nouvelle, simple et claire qui a motivé la création de l’Agence nationale d’approvisionnement en eau potable en milieu rural (Anaepmr) dont la mission est d’atteindre les objectifs du développement durable avant 2030. » Une mission à laquelle l’agence s’attelle avec pour impératif de donner de l’eau potable à tous les béninois d’ici 2021.

« Mais donner de l’eau potable d’ici 2021, ce n’est pas construire des équipements, des châteaux. C’est toute une réforme sectorielle, un nouveau cadre de gouvernance, une nouvelle façon de gérer les équipements qui seront construits à coût de milliards de Fcfa »  a ajouté Sylvain Adokpo-Migan, selon qui, il était important, pour y arriver de doter, le pays « d’une Stratégie nationale, d’un Plan d’investissement national qui maille le territoire et qui a été converti en un Programme national que appelé « Programme national d’accès universel en eau potable en milieu rural ».

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Grâce à ce programme donc, il est possible d’atteindre l’objectif de l’accès universel à l’eau potable d’ici 2021 car pour, Sylvain Adokpo-Migan, le taux de déserte en juin 2017, au moment de l’élaboration du Programme national d’investissement, était annoncé autour de 42%. Malheureusement, après diagnostic l’état des lieux n’était pas reluisant.

 » Lorsqu’on est allé voir ce qui se passe sur le terrain, qu’on a inventorié et qu’on a requestionné l‘état de fonctionnement de ces anciens ouvrages, les 42% d’offre de service public que nous avons à travers les équipements existants peuvent être moindres si on intègre les taux de panne. L’état des lieux n’est pas reluisant. Avec la maîtrise du patrimoine que nous avons actuellement nous avons 649 adductions d’eau villageoise, 180 postes d’eau autonomes, 12009 forages. La plupart des ouvrages sont dans un état de fonctionnement pas correct. Le taux de panne est important et peut avoisiner un chiffre supérieur à 25%. Ces pannes sont liées essentiellement au cadre de gouvernance des ouvrages existants. La gestion n’est pas professionnelle. Elle est un peu hasardeuse. Les délégataires qui gèrent ces ouvrages en affermage depuis 2007 ne sont pas dans des liens contractuels solides.  Les obligations contractuelles ne sont pas respectées.  Les redevances ne sont pas effectives, les redevances qui devraient servir à mettre de l’argent de côté pour pouvoir effectuer les renouvellements et les réparations quand c’est nécessaire ne sont pas effectives  » a-t-il déploré avant de mettre l’accent sur la nécessité pour le Gouvernement de compléter l’équipement existant qui sera réhabilité et de confier la gestion à des professionnels.

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Un constat désolant face auquel, renchérit Sylvain Adokpo-Migan, « Nous allons mettre tout le pays en chantier. 2020 sera une année de chantier. 2020 sera une année des châteaux et des réseaux » de sorte qu’en 2021, le taux de desserte soit de 100% au Bénin.

 

 

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