Après la fusillade, « El Paso est unique, nous allons la conserver comme un symbole de paix », un article de Le Monde.fr – Actualités et Infos en France et dans le monde

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Vingt personnes ont été tuées, samedi, dans un supermarché de cette ville à la population majoritairement hispanique. Un crime aux motivations racistes.

Par Publié aujourd’hui à 06h59, mis à jour à 07h05

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Main dans la main, drapées des couleurs mexicaines et américaines, pour symboliser la lutte contre la haine, à El Paso, le 4 août.
Main dans la main, drapées des couleurs mexicaines et américaines, pour symboliser la lutte contre la haine, à El Paso, le 4 août. JOSE LUIS GONZALEZ / REUTERS

On a eu droit à des violons tristes ; un chant espagnol joyeux en frappant dans les mains ; la chorale presbytérienne a cappella, des danses costumées mexicaines et, avant les prières, le défilé des prélats de toutes les religions du Livre, une bougie à la main. Ce fut une fête émouvante, mais joyeuse. C’est ainsi que la communauté d’El Paso (Texas), petite ville frontière de 680 000 habitants le long du Rio Grande, jumelle de la mexicaine Ciudad Juarez, a répondu dans la soirée du dimanche 4 août, dans un parc de la ville, à la tuerie vraisemblablement orchestrée par un suprémaciste blanc venu d’Allen, dans la banlieue de Dallas. Une tuerie qui a fait vingt morts et 26 blessés, la veille, dans le Walmart où la population, majoritairement hispanique, se pressait pour bénéficier des promotions à l’approche de la rentrée scolaire.

Beaucoup d’enfants étaient présents lors d’une veillée organisée pour les victimes de la fusillade de masse de samedi à El Paso, le 4 août.
Beaucoup d’enfants étaient présents lors d’une veillée organisée pour les victimes de la fusillade de masse de samedi à El Paso, le 4 août. ANDRES LEIGHTON / AP

Les centaines d’habitants ont été « forts », comme le programme le slogan de la ville. « Cela rapproche la communauté », se console Michael Adjemian, président de l’association de voisinage du lieu de la tuerie. « Il fallait que ce soit quelqu’un de l’extérieur qui essaye de nous diviser et de changer notre mode de vie. Il a échoué ». C’est effectivement le sentiment qu’on a en interrogeant le responsable des musulmans d’origine turque Bilal Acikgoz – « El Paso est unique, nous allons la conserver comme un symbole de paix » – ou l’hispanique Desiree Rey, 25 ans : « Cela fait du bien de voir tout le monde comme cela. Il y a de l’amour ici. El Paso est un bel endroit, nous ne sommes pas racistes. » De l’unité, sans nationalisme, puisqu’on n’a aperçu qu’un seul drapeau américain.

Le lendemain de la fusillade, les gens se sont rassemblés pour dire « non à la haine », à El Paso, Texas, le 4 août.
Le lendemain de la fusillade, les gens se sont rassemblés pour dire « non à la haine », à El Paso, Texas, le 4 août. JOSE LUIS GONZALEZ / REUTERS

Les Texans d’El Paso n’en sont pas moins déterminés. Le matin, la justice de l’Etat annonçait qu’elle requérait la peine de mort contre le suspect, Patrick Crusius, âgé de 21 ans – le Texas est en la matière le plus expéditif du pays – tandis que le représentant de la police fédérale, le FBI, annonçait qu’il considérait le crime comme relevant du terrorisme intérieur. Mais la communauté semble essayer d’éviter de se déchirer, comme le reste de l’Amérique, qui attribue la tuerie à la poussée de l’extrême droite, le laxisme permanent sur les armes et le terreau raciste et incendiaire entretenu par le locataire de la Maison Blanche, Donald Trump.

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