An II du PLP et Fête du 1er Août 2018 : Le Message du Parti pour la Libération du Peuple (PLP) à la nation

En cette célébration du 58ème anniversaire de l’accession du Bénin à l’indépendance,  le Parti pour la Libération du Peuple est monté au créneau à travers un cinglant réquisitoire contre le régime en place. Lisez plutôt

Cotonou, le 31 juillet 2018

Béninoises,
Béninois,
Militants, militantes et sympathisants,
Mes chers compatriotes

Cela fait exactement deux (02) ans aujourd’hui que le Parti pour la Libération du Peuple (PLP) a été porté sur les fonts baptismaux. Depuis lors nous poursuivons inlassablement l’œuvre d’établissement d’une société de liberté, de responsabilité et de justice pour tous, le tout axé sur l’épanouissement de la personne humaine.
Ce fut pour le PLP :
-24 mois de communion avec nos compatriotes de tous âges, de toutes obédiences philosophiques ou religieuses, de toutes les couches socioprofessionnelles;
-24 mois de passion au service de la Nation;
-24 mois au contact des réalités nouvelles à l’ère du régime dit du « nouveau départ ».
Ce fut hélas également :
24 mois de persécutions;
24 mois de pressions de tous genres;
24 mois d’intimidations, de menaces de mort et d’emprisonnement;
24 mois de filature;
24 mois de violations nocturnes de nos domiciles par des individus jamais identifiés par les services de sécurité publique…
Tous ces agissements n’ont pas émoussé la détermination des militants du PLP attachés à la défense des acquis démocratiques. Bien au contraire, le cap de la vigilance et de la résistance à l’oppression a été maintenu pour la sauvegarde des valeurs, symboles et principes de la République.
C’est le lieu pour moi, en tant que président du parti, de féliciter très sincèrement tous nos militants pour leur audace, les responsables à divers niveaux, au sein du bureau exécutif national et dans nos démembrements déjà installés, qui ont pris la courageuse et historique décision de braver la dictature autocratique de Patrice Talon au nom de la Nation.
Nous avons choisi de mener le combat pour la restauration de la démocratie et de l’Etat de droit à visage découvert. Les risques sont grands. Comment ne pas rendre un vibrant hommage à la vaillance de nos familles respectives pour leurs prières et leurs soutiens ?
La finalité de notre action est la mise en place d’une politique visant à projeter notre pays dans le progrès et la modernité de sorte à briser tous les clivages qui pourraient maintenir nos populations dans l’ignorance, l’analphabétisme et la misère. C’est en nous fondant sur notre cohérence, notre volonté d’agir et de réussir, que nous allons arracher notre pays des mains des prédateurs.
Ma conviction est que nous pouvons, par le renouvellement aussi bien des idées que des individus qui les portent, transformer notre classe politique irresponsable et notre société en grande crise de repères.

Mes chers compatriotes,

Comment passer sous silence une gestion des affaires du pays à crédit avec des emprunts obligataires quasi mensuels au rythme des paiements de salaires aux fonctionnaires ? Résultat : Le Gouvernement a creusé trop de déficits, trop de dettes, et ceci tire le pays vers le bas.
Les scandales qui secouent l’actualité prouvent que la morale républicaine fait lourdement défaut. La justice subit des coups de boutoirs tous azimuts. Le secret de l’instruction est systématiquement bafoué. La présomption d’innocence fait progressivement place à la présomption de culpabilité. De sorte qu’un simple rapport d’audit, indépendamment de toute procédure contradictoire, peut faire de n’importe quel indésirable du régime un dangereux criminel livré à la vindicte populaire parfois avec le soutien des comptes rendus de conseils des ministres.
Le développement inclusif et solidaire, qui sous-tend la vision du PLP d’un Bénin de tous et pour tous, doit être au cœur des préoccupations du Gouvernement. Le devoir du Gouvernement est de rester dans le temps de l’action, pour répondre aux aspirations légitimes de tous à une vie meilleure. Il lui faut :
respecter la Constitution du 11 décembre 1990;
apporter de l’eau potable aux Béninois, qui ont soif;
éclairer le Bénin qui vit dans l’obscurité dans plusieurs régions;
désenclaver nos localités isolées du reste du pays;
rendre l’éducation et la santé accessibles à tous, dans nos villes et dans nos campagnes;
renforcer véritablement le programme de microcrédits aux plus pauvres et les initiatives visant à promouvoir l’entrepreneuriat des jeunes;
donner au secteur privé toute l’importance requise en tant que créateur de richesse;
créer une relation de confiance et de partenariat entre l’administration publique et le secteur privé;
favoriser la création des banques spécialisées pour le financement des activités des PME et des PMI;
mettre le monde rural au cœur de l’économie;
agir efficacement sur le capital humain;
réinventer notre système éducatif;
faire un effort de solidarité en faveur des populations les plus modestes;
exploiter la locomotive nigériane pour tirer le développement du Bénin;
mobiliser la diaspora au service de notre développement;
en finir avec la recherche effrénée de boucs émissaires;
tourner résolument le dos à tout ce qui pourrait éloigner d´une bonne gouvernance visible par tous, et salutaire pour le développement de notre pays et sa crédibilité sur la scène internationale;
éradiquer le fléau de la pauvreté, en donnant à chaque citoyenne et à chaque citoyen, la possibilité de bénéficier des fruits de la richesse produite;
ramener dans le patrimoine de l’Etat, tout ce qui lui a été volé au profit d’entreprises appartenant ou ayant appartenu au chef de l’Etat et à son clan minoritaire;
redonner du sens à l’Etat et à l’action publique;
redorer le blason de l’Assemblée nationale et de la justice pour qu’elles jouent réellement leur rôle de contre-pouvoir;
redonner espoir aux jeunes entrepreneurs en valorisant les bons gestionnaires tout en décourageant les adeptes de la gabegie;
promouvoir réellement la politique de bonne gouvernance à tous les échelons de l’Etat et de ses démembrements.
C’est en effet dans la bonne gestion des affaires  publiques que nous pourrons mieux dépenser nos ressources, financer nos efforts de développement, satisfaire les besoins sociaux de nos populations, offrir à notre secteur privé les meilleures conditions d’épanouissement, et ouvrir à notre jeunesse de nouvelles perspectives d’éducation, de formation et d’emploi.

Mes chers compatriotes,

Le 1er août 2018, c’est-à-dire demain, notre pays célèbrera le 58ème anniversaire de son accession à la souveraineté internationale. Cette fête nous rassemble. A toutes et à tous, chers compatriotes d’ici et de la diaspora, militants, militantes et sympathisants du PLP, je vous souhaite une bonne fête de l’indépendance dans la prière, l’amour, la paix, la solidarité, la concorde et la tolérance !
La date du 1er août nous rappelle notre attachement à la liberté. Malheureusement, cette liberté est aujourd’hui remise en cause. Comment ne pas insister sur le cas de l’opposant Laurent Mètongnon qui vient d’être condamné à 5 ans d’emprisonnement ferme ? Comment ne pas rappeler les arrestations arbitraires des étudiants sur le campus d’Abomey-Calavi et dans les locaux du tribunal de Cotonou ?
L’indépendance signifie et magnifie notre  vocation naturelle à être et rester un peuple uni. En même temps, elle crée la responsabilité qui nous place face à notre destin. Notre liberté est entre nos mains. Ne laissons personne nous la voler. C’est par nos propres efforts, notre combat citoyen, que nous la protégerons. Le développement harmonieux de notre pays est à ce prix.
Voilà pourquoi le peuple béninois doit continuer ses luttes, intensifier ses combats pour réunir les conditions pour la tenue rapide des Assises Nationales, afin de stopper les dérives autocratiques de Patrice Talon et de son clan. Dans tous les cas, le PLP et tous ses alliés politiques de l’opposition continueront de jouer leur partition.

Le silence est un cancer. Osons sauver notre patrie en danger.
Rassemblons pour le Bénin pour faire gagner le Bénin.
Résistons à la dictature autocratique de Patrice Talon.
Liberté immédiate pour les otages Laurent Mètongnon et les quatre étudiants, tous emprisonnés pour leurs opinions.
“La Patrie ou la mort, nous vaincrons !”

Vive le Bénin !
Vive la démocratie !
Vive l’Etat de droit
Vive le PLP !
Bonne fête de l’indépendance.
Que Dieu bénisse le Bénin 
Je vous remercie.

Léonce HOUNGBADJI

Président du Parti pour la Libération du Peuple (PLP)

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